Le lycée Camille-Claudel mobilisé pour Dato, menacé d'expulsion

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Le lycée Camille-Claudel mobilisé pour Dato, menacé d'expulsion

Article du jeudi 3 avril 2008

 

Article du jeudi 3 avril 2008

Le lycée Camille-Claudel mobilisé pour Dato, menacé d'expulsion

Une décision du juge est attendue le 12 avril « Il y a un vide depuis que tu n'es plus là »
Des histoires comme celle de Dato, il doit y en avoir, hélas, de nombreuses. Début janvier cet élève en terminale BEP Comptabilité du lycée professionnel Camille Claudel, rue de Cuire, subit un contrôle de police dans le métro. Il ne présente pas de carte d'identité mais la police, en le fouillant, en trouve une. Elle est fausse.
C'est un délit, il est arrêté et transféré à la prison Saint-Joseph. Il comparaît le 6 février devant la justice. Dans la salle des enseignants, des amis, des membres du Réseau Education sans Frontière. A la barre, Dato est incapable de donner sa nationalité, il ne la connaît pas. Certes il évoque la Géorgie où ses parents auraient été assassinés, mais aussi, l'Ukraine. Le consulat de ce pays refusera d'ailleurs de le reconnaître comme ressortissant. Les juges le condamnent à 3 mois de prison ferme et à un an d'interdiction du territoire. Il avait été demandé plus, mais sa scolarité et son insertion, mais aussi le délit de faux qui a été retiré, lui valent une relative indulgence des juges. Libérable de la prison de Villefranche le 26 mars, sa peine d'un an d'interdiction du territoire le conduit au centre de rétention de Saint-Exupéry. Le juge des libertés devant lequel il est présenté le 28 ordonne la prolongation de sa rétention de 15 jours comme la loi le prévoit.
Parallèlement à l'affaire purement judiciaire, les lycéens et les professeurs du lycée croix-roussien se mobilisent, soutenus par le collectif RESF des Jeunes Majeurs. Une manifestation a lieu le jeudi 27 mars avec la présence d'autres lycéens de l'agglomération lyonnaise.
Il faut savoir que certains lycées, comme Les Canuts à Vaulx en Velin ou Jean Lurçat dans le 8e, comptent jusqu'à huit élèves sans papier. Les copains de Dato sont sous le choc. Saïda lui écrit : « Sache que tu me manques beaucoup.
Il y a un vide dans la classe depuis que tu n'es plus là. Une chaise vide te remplace ». Elle n'est pas la seule. Les élèves s'organisent pour lui rendre visite au centre de détention. « Il y en a eu 7 ce week-end » précise Marie du comité de soutien. Arborant des tee-shirts rappelant leur opposition aux mesures d'expulsion, les lycéens et membres du Réseau Education sans Frontière préparent activement la manifestation régionale du 5 avril au Terreaux à 14 h 30. En ce qui concerne Dato, ils attendent la décision du juge le 12 avril. Deux cas de figure peuvent se présenter : soit de nouveau 15 jours de rétention, soit Dato est libre, le juge reconnaissant qu'on ne peut l'expulser. Mais, aussi incroyable que cela peut paraître, Dato redeviendrait un sans papier et serait de nouveau passible d'une expulsion.
vendredi 4 avril 2008.

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