Libération : Klarsfeld, l'ultime médiateur

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Libération : Klarsfeld, l'ultime médiateur

 

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Désigné par Sarkozy, il examinera les « situations très délicates ».

par Catherine COROLLER

QUOTIDIEN : jeudi 29 juin 2006

Le sort des étrangers sans papiers parents d’enfants scolarisés continue d’agiter les plus hauts niveaux de l’Etat. Depuis que Nicolas Sarkozy a publié, le 13 juin, une circulaire ouvrant des possibilités de régularisation à certaines familles, c’est la panique dans les préfectures. Les étrangers s’y précipitent en masse pour tenter d’obtenir des papiers.

« Mauvais signal ». Et la polémique sur les critères fixés par Sarkozy pour obtenir un titre de séjour fait rage (Libération du 27 juin). Hier, Dominique de Villepin a répondu qu’il fallait conjuguer « humanité et fermeté » tout en excluant une « régularisation massive ». Le Premier ministre a mis en garde contre le risque d’un « mauvais signal » : celui de « donner le sentiment que tous ceux qui en France viendraient avec des enfants, s’inscrivant dans une école, auraient un droit à rester dans notre pays ». De son côté, Nicolas Sarkozy a confié hier à l’avocat Arno Klarsfeld une « mission de médiation » sur l’application de la circulaire. Klarsfeld est un proche du ministre de l’Intérieur. En mai, il avait envoyé à Sarkozy une note dans laquelle il plaidait pour que « les enfants nés ou arrivés en France en très bas âge » ne soient pas renvoyés dans un pays dont « ils ne connaissent rien ». Selon la lettre de mission que Sarkozy lui a envoyée hier, Klarsfeld sera sollicité lorsque « l’application de la circulaire [suscitera] des interrogations », ou que l’intervention d’une « personnalité extérieure à l’administration [pourra] aider à résoudre des situations très délicates ».

Veilles. Interrogé par Libération, Klarsfeld explique d’abord qu’« on ne peut pas régulariser tous ceux qui sont scolarisés. Le simple fait d’avoir pénétré illégalement sur le territoire avec un enfant ne peut être créateur de droits ». Son critère, absolu, est l’existence « d’attaches fortes avec la France ». Pour évaluer ces attaches, Klarsfeld retient les critères fixés par Sarkozy. Pour autant, il se dit prêt à examiner avec bienveillance les « cas litigieux ». Par exemple ceux de jeunes arrivés en France après l’âge de 14 ans, mais bons élèves.

Du côté du Réseau éducation sans frontières (RESF), qui soutient ces familles, Richard Moyon, son porte-parole, a annoncé hier la mise en place d’un système de veille et d’alerte estivale, qui « consistera à faire le plus grand bruit dès qu’une famille sera arrêtée ». « Dès la semaine prochaine », précise Richard Moyon, un « numéro de téléphone unique » sera rendu public, qui « permettra de mobiliser le plus de monde possible en cas d’arrestations ou de tentatives d’expulsion ». Parents d’élèves et élus assureront eux aussi des veilles, en laissant aux familles leurs numéros de téléphone portable.

jeudi 29 juin 2006.

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