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L'article (non modifiable)
Leur cousin vit au Havre avec sa famille. Il vient d’obtenir le statut de réfugié ainsi que ces 2 fils. Son père est en Russie. Sa mère est décédée en 2000, son frère a disparu en 1995 lors du conflit au Haut Karabach. Les parents de son épouse ont été tués en 1991 lors de ce même conflit. Ils n’ont donc plus aucun lien en Arménie et les enfants ne connaissent pas ce pays. En Arménie, leur minorité (les Yézides) est toujours discriminée. Après un passage par l’Autriche, ils sont arrivés en France en 2007. Ils ont quatre enfants : Zailik, né en 2002, Ali, né en 2003, Malchas et Teli, des jumeaux nés en 2007 en France.
Leurs parents suivent la scolarité de leurs enfants et participent aux réunions et activités de l’école. Zailic et Ali font du judo, participent aux activités de la maison de l’enfance Augustin Normand, durant les vacances scolaires. Ali bénéficie d’un suivi psychologique régulier. Les parents maîtrisent aujourd’hui, tous les deux, la langue française. Vazo aide bénévolement à la Banque Alimentaire lors de la distribution des aides depuis 2 ans. Ils sont bien intégrés en France et y ont des amis y compris parmi des familles françaises Les enfants, nés à l’étranger, n’auront aucun des droits liés à la nationalité arménienne (éducation, santé...) car le pays ne les reconnaîtra pas. Ils ne peuvent donc pas aller en Arménie qu’ils n’ont jamais connue. Vazo a une proposition de travail en CDI et il pourrait donc subvenir aux besoins de sa famille et vivre en autonomie financière. Madame et Monsieur SULEYMANOV ne veulent et ne peuvent retourner en Arménie. Ils ne demandent rien d’autre que de continuer à construire sereinement leur avenir en famille, entourés de leurs amis. Nous, enseignants, parents d’élèves, citoyens, demandons l’abrogation de leurs OQTF et la régularisation de la situation administrative de Madame et Monsieur SULEYMANOV.
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