
RASSEMBLEMENT jeudi 31 août à 15H30
Réunis à l’instant, en tant que Ligue des Droits de l’Homme, SUD-Education, Entraide Protestante, FCPE, fédération Léo-Lagrange, membres du Réseau Education Sans Frontières, nous appelons à se rassembler, tous ensemble, devant le
Tribunal d’instance d’Amiens,
rue Robert de Luzarches d’Amiens
ce jeudi 31 aout dés 15h30 pour le procés en appel de la famille TAS.
La famille TAS, ayant fui la Turquie depuis 5 ans a beaucoup espéré en la circulaire Sarkozy du 13 juin 2006, compte tenu que leurs 2 enfants sont scolarisés, l’un en CM, l’autre en maternelle.
Ils font partie des personnes sans papiers non retenues par la circulaire SARKOZY et le Préfet a décidé de les arrêter le 28 août 2006, sans le père (absent au moment de la visite des policiers) pour les expulser.
Assignés à résidence (mais libéré de leur lieu de rétention) suite à la plaidoirie de Maître CHARTRELLE et la mobilisation de tous, le Préfet a décidé de faire appel immédiatement...
Le danger est grand de voir le Préfet mettre à exécution, l’expulsion...
Soyons nombreux, avec vos calicots respectifs, à 15h30, devant le tribunal d’instance, rue Robert de Luzarches à Amiens , ce jeudi 31 aout 2006...
Bertille et Marcel DEKERVEL
Une mère et ses deux enfants, kurdes de Turquie, ont été arrêtés et placés en rétention administrative dans un hôtel
Le père reste caché pour le moment et espère ainsi éviter l’expulsion de sa famille mais, même si un appel a été formulé devant le tribunal administratif, il n’est pas suspensif et la famille risque d’être expulsée.
Une manifestation de quelques membres de la Ligue des Droits de l’Homme avait lieu lundi 28 août, devant l’hôtel de police d’Amiens, pour protester contre la façon de faire des forces de l’ordre.
"Il ne faut pas penser aux 20% qui sont régularisés mais aux 80% qui ne le sont pas et nous estimons par ailleurs qu’il n’est pas républicain de placer des gens en rétention administrative alors qu’ils ont fait appel", explique Marcel Dekervel du Réseau Education sans frontière de Sud Education.
En France depuis quatre ans, la famille sans papiers a ses deux enfants de 11 ans et 3 ans scolarisés, le dernier étant né en France. Elle pensait remplir les conditions de la circulaire Sarkozy pour obtenir une régularisation mais d’après l’avocate de la famille c’est la difficulté à parler la langue française qui aurait motivé le refus.
Un argument que ne comprend pas le père de famille, Husseyin Tas, qui estime se débrouiller pour parler en français avec son avocate, les services sociaux et son médecin et que s’il avait des papiers il s’engagerait davantage pour parler couramment le français.
Dans la Somme depuis juin, 80 demandes de régularisation ont été déposées à la préfecture et une vingtaine acceptées.