El Pais : Sarkozy tiene corazón (7 juin, commentaires)

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El Pais : Sarkozy tiene corazón (7 juin, commentaires)

 


Une rumeur court comme quoi le quotidien espagnol El País aurait fait les éloges du grand Veneur.

Or, malgré le titre de l'article (du mercredi / janvier), le correspondant du journal à Paris souligne bien que:
 
1.  Les 720 familles sont bien loin du compte dressé et par le RESF et par d'autres associations.
2. Le ministre dit une chose tandis que la police fait le contraire (affaire du Mans, enfant cachée en Bretagne).
3. La "générosité" de sarkozy répond en fait à la pression de la "résistance populaire et notamment au travail du RESF [...] qui a obtenu hier (6 juin) une première victoire avec cette déclaration de Sarkozy".
 
 
Nous en sommes à la deuxième victoire et il ne faut pas céder : tous les sans-papiers doivent être régularisés.
L'immigration illégale ce sont nos dirigeants qui la créent.
L'émigration forcée ce sont les possédants qui la provoquent.
Les irresponsables ce sont eux, qui sèment la misère et les famines, qui laissent faire les épidémies et financent les guerres. Pas de paix sans ouverture des frontières, pas de justice dans l'exploitation des humains, dans la spoliation des peuples.
 
Sarkozy et Aznar, mêmes "hommes toujours en avance sur leurs excrêments"
 

http://www.elpais.es/articulo/internacional/Sarkozy/tiene/corazon/elpporint/20060607elpepiint_16/Tes/

Sarkozy tiene corazón  

El ministro francés del Interior da marcha atrás y anuncia la regularización de algunos inmigrantes cuyos hijos van a la escuela

J. M. MARTÍ FONT  -  París
EL PAÍS  -  Internacional - 07-06-2006
Nicolas Sarkozy saluda a su llegada al palacio de Matignon para entrevistarse con Villepin el pasado mayo.
Nicolas Sarkozy saluda a su llegada al palacio de Matignon para entrevistarse con Villepin el pasado mayo. (REUTERS)

El ministro del Interior francés, Nicolas Sarkozy, realizó ayer un ejercicio de política compasiva y abrió la puerta a la regularización de una parte de los niños en situación irregular escolarizados en Francia y sus familias, una medida que afectará a unas 2.500 personas cuya expulsión del país estaba sólo pendiente del final del curso escolar. Para acogerse a esta medida, que las autoridades estudiarán caso por caso, los niños deberán carecer de lazos con el país de origen de sus padres y no hablar más que francés. Expulsar a alguien en estas condiciones, dijo Sarkozy, sería "muy cruel".

La resistencia popular al implacable ritual por el que el fin de curso traía consigo la expulsión de los niños en situación irregular y de sus familias, y especialmente el trabajo de la Red de Educación Sin Fronteras (RESF), una asociación que, centrándose en casos concretos de chavales que estaban a punto de ser expulsados junto a sus padres, ha conseguido movilizar a la comunidad educativa y llamar la atención de los medios de comunicación, obtuvo ayer una primera victoria con el anuncio de Sarkozy.

Por su parte, el ministro y candidato mejor situado de la derecha a la presidencia francesa se permitía así un reflejo de izquierdas, justo cuando la que por el momento se perfila como su contendiente en el seno del Partido Socialista, Ségolène Royal, recibía un chaparrón de críticas de sus correligionarios que la acusan de virar demasiado a la derecha. Los portavoces de RESF, sin embargo, acusaron a Sarkozy de buscar el "efecto publicitario" y pretender únicamente cerrar la polémica sobre este asunto antes de que se iniciaran las expulsiones y tuviera que lidiar con las imágenes de las mismas.

El Gobierno calcula que la medida afectará a unas 720 familias, lo que equivale a algo más de 2.500 personas. Las cifras varían, pero según el portavoz de RESF, Richard Moyon, en Francia hay cerca de 50.000 menores escolarizados sobre los que pesa la amenaza de expulsión, junto a sus familias, cuando acabe el curso escolar. Otras organizaciones que defienden los derechos de los inmigrantes irregulares rebajan la cifra a 10.000. Según el Ministerio del Interior, en Francia hay en estos momentos entre 200.000 y 400.000 extranjeros en situación irregular. Para inscribir a un niño en la escuela no es necesario ningún documento.

Sarkozy aprovechó el inicio de la discusión en el Senado de su proyecto de ley sobre inmigración -aprobado ya por los diputados- para hacer el anuncio. "Cuando un niño extranjero ha nacido en Francia o ha llegado a una edad muy temprana, está escolarizado en Francia, no habla la lengua de su país de origen y no tiene ningún lazo con este país, sería muy cruel reconducirlo a la fuerza", dijo Sarkozy. Por el contrario, el ministro rechazó cualquier automatismo en esta medida, para evitar que "baste con entrar ilegalmente y escolarizar a un niño para obtener un permiso de residencia". El ministro del Interior aprovechó la ocasión para criticar una vez más las "regularizaciones masivas" de inmigrantes que se han producido en España e Italia.

Una comisión formada por representantes de la escuela, de los Ministerios de Educación y de Interior, así como de las asociaciones que defienden a los inmigrantes irregulares, decidirá "caso por caso". Quienes no cumplan los requisitos, advirtió Sarkozy, serán expulsados al término de este curso escolar. A estas familias se les ofrecerá una ayuda económica para acogerse al plan de regreso voluntario que ha sido aumentada hasta 2.000 euros por adulto y 3.500 por pareja, y 1.000 euros más por cada hijo menor de edad.

Pese al anuncio de Sarkozy, ayer mismo la policía fue a buscar a un parvulario de la localidad de Le Mans a dos niños kurdos de tres y siete años cuya madre estaba siendo conducida a la frontera. En Brest, un grupo de mujeres mantiene escondida a una niña originaria del Daguestán cuya madre estaba a punto de ser expulsada. Mientras la policía no encuentre a la niña, la madre no puede ser conducida a la frontera.



Traduction en française, fourni par un membre du RESF :

Sarkozy a un coeur

Le ministre français de l’Intérieur fait marche arrière et annonce la régularisation de quelques immigrants dont les enfants vont à l’école

J. M. MARTÍ FONT - París

EL PAÍS - Internacional - 07-06-2006

Le ministre de l’Intérieur français, Nicolas Sarkozy, a effectué hier un exercice de politique miséricordieuse et a ouvert la porte à la régularisation d’une partie des enfants en situation irrégulière scolarisés en France et leurs familles, une mesure qui affectera quelque 2.500 personnes dont l’expulsion du pays était seulement en suspens jusqu’a la fin du cours scolaire. Pour recourir à cette mesure, que les autorités étudieront au cas par cas, les enfants ne devront pas avoir de liens avec le pays d’origine de leurs parents et ne parler que français. Expulser quelqu’un dans ces conditions, a dit Sarkozy, serait « très cruel ».

La résistance populaire au cérémonial implacable de l’expulsion des enfants en situation irrégulière et de ses familles qui marquait la fin des cours, et spécialement le travail du Réseau Éducation Sans Frontière (RESF), une association qui, se centrant des cas concrets de gamins qui étaient sur le point d’être expulsés avec leurs parents, est parvenu à mobiliser à la Communauté éducative et attirer l’attention des médias, a obtenu hier une première victoire avec l’annonce de Sarkozy.

Pour sa part, le ministre et candidat le mieux situé de la droite à la présidence française s’autorisait un clin d’ ?il à gauche, juste quand celle qui pour l’instant se profile comme son adversaire au sein du Parti Socialiste, Ségolène Royal, recevait une pluie de critiques de ses coreligionnaires qui l’accusent de virer trop à droite. Les porte-parole de RESF ont accusé, toutefois, à Sarkozy de chercher l’« effet d’annonce » et de prétendre uniquement fermer la polémique sur cette affaire avant qu’on entame les expulsions et de devoir se défendre devant les images de ces dernières.

Le Gouvernement calcule que la mesure affectera quelque 720 familles, ce qui équivaut à un peu plus de 2.500 personnes. Les chiffres varient, mais selon le porte-parole de RESF, Richard Moyon, en France il y a environ 50.000 mineurs scolarisés sur lesquels il pèse la menace d’expulsion, avec ses familles, quand il finira le cours scolaire. D’autres organisations qui défendent les droits des immigrants irréguliers réduisent le chiffre 10.000. Selon le Ministère de l’Intérieur, en France ils ont en ce moment entre 200.000 et 400.000 étrangers en situation irrégulière. Pour inscrire à un enfant dans l’école aucun document n’est nécessaire.

Sarkozy a profité de l’ouverture de l’examen par le Sénat de son projet de loi sur l’immigration - approuvé déjà par les députés pour faire l’annonce. « Lorsqu’un enfant étranger est né en France ou qu’il y est arrivé en très bas âge, qu’il est scolarisé en France, qu’il ne parle pas la langue de son pays d’origine, qu’il n’a aucun lien avec ce pays, il serait très cruel de l’y reconduire de force », a dit Sarkozy. Au contraire, le ministre a exclu une régularisation systématique, pour éviter qu’il suffise « d’entrer illégalement en France, d’y scolariser un enfant le lendemain (...) pour avoir droit à un titre de séjour ! » Le ministre de l’Intérieur a profité de l’occasion pour critiquer une fois de plus « les régularisations massives » d’immigrants qui se sont produites en Espagne et en Italie.

Une commission formée par des représentants des écoles, des Ministères de l’Éducation et de l’Intérieur, ainsi que des associations qui défendent les sans papiers, décidera au « cas par cas ». Ceux qui ne remplissent pas les conditions, a signalé Sarkozy, seront expulsés au terme de l’année scolaire. À ces familles on offrira une aide économique de retour volontaire qui a été augmentée jusqu’à 2.000 euros par adulte et 3.500 par couple, et 1.000 euros de plus par enfant mineur.

Malgré l’annonce de Sarkozy, la police est allée chercher dans une maternelle du Mans à deux enfants kurdes de trois et sept ans dont la mère allait être reconduite à la frontière. À Brest, un groupe de femmes a caché une enfant originaire du Daghestan dont la mère était sur le point d’être expulsée. Tant que la police ne trouvera pas l’enfant, la mère ne peut pas être reconduite à la frontière.

vendredi 16 juin 2006.

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