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Texte fondateur du RESF :
APPEL A LA REGULARISATION DES SANS PAPIERS SCOLARISES

 


- Version anglaise : Call for the regularization of children and young adults of undocumented families at school
- Version grecque : Εκκληση για την νομιμοποίηση των ξένων μαθητών χωρίς χαρτιά

Le 26 juin 2004, s’est tenue à la Bourse du Travail de Paris une réunion rassemblant des enseignants, des personnels de l’Education nationale, des parents d’élèves, des éducateurs, des collectifs, des syndicats et des organisations attachées à la défense des droits de l’homme préoccupés de la situation des sans-papiers scolarisés (de la maternelle à l’université). Ils ont décidé la création d’un réseau de soutien nommé Education sans frontières. Les syndicats, les associations de parents d’élèves, les organisations et les représentants de collectifs et d’établissements signataires appellent les enseignants et les personnels des établissements de tous niveaux à se montrer vigilants, à informer leurs élèves qu’ils sont prêts à se mobiliser pour les aider à faire régulariser leur situation.

Vous lirez ci-dessous le texte de l’appel. Il est l’acte fondateur d’un réseau qui rassemble aujourd’hui plusieurs dizaines d’organisations et d’associations.

Pétition en ligne "Nous les prenons sous notre protection"

Paris, le 26 juin 2004 :

Ces derniers mois, les personnels, les parents et les lves d’tablissements scolaires ont obtenu de haute lutte la rgularisation d’lves et de parents d’lves sans papiers que des lois iniques menaaient d’expulsion. Des lves que rien n’aurait distingu de leurs camarades si leurs vies n’avaient t gches depuis leur majorit par le refus des autorits de leur accorder le titre de sjour leur permettant de vivre normalement avec leurs familles.
La mobilisation des personnels, des lves et des parents, de leur quartier, les relais qu’ils ont su trouver auprs de personnalits locales et nationales, de centaines d’anonymes aussi, l’cho que la radio, la tlvision et la presse ont parfois donn leur action ont permis d’arracher ces jeunes la clandestinit. Tout est bien qui finit bien pour ceux-l.

Pourtant, pour quelques cas rsolus, des milliers d’autres jeunes, d’enfants, d’tudiants galement subissent, eux aussi, le drame de la privation du droit une existence dcente, l’obsession de l’interpellation, la peur d’une expulsion pratique dans des conditions souvent honteuses, l’angoisse d’un avenir bouch par la privation du droit de poursuivre des tudes suprieures, de travailler, d’avoir un logement, de bnficier de la Scurit sociale, etc. Bref, d’tre condamns au dnuement et aux conditions de vie indignes auxquels sont rduits les sans-papiers.

Il est inconcevable d’imaginer nos lves, les copains de nos enfants, menotts, entravs, billonns et scotchs leurs siges d’avion pendant que leurs camarades tudieraient paisiblement Eluard (J’cris ton nom, Libert頻) ou Du Bellay (France, mre des arts, des armes et des lois) ; et que, sans trembler, on effacerait des listes les noms et prnoms des bannis.

Il est du devoir des enseignants, des personnels des tablissements scolaires, des lves eux-mmes et de leurs parents mais aussi des associations (parents d’lves, dfense des droits de l’homme, anti-racistes) et des organisations syndicales et autres d’agir pour tirer ces jeunes de la situation qui pourrit leur vie.
Agir pour les lves concerns eux-mmes, dj souvent malmens par des existences chaotiques : exils, ayant parfois perdu un de leurs parents et travers nombre d’preuves. Il ne faut pas ajouter aux tragdies que sont les biographies de certains d’entre eux l’angoisse d’tre expulss d’un pays o ils avaient cru trouver un refuge.

Mais agir aussi pour faire la dmonstration aux yeux de nos lves et de nos enfants, que les discours sur les valeurs ne sont pas des mots creux. Il est du devoir de tous ceux qui ont une mission ducative, commencer par les personnels de l’Education et les parents, de montrer la jeune gnration qu’on dit sans repres, que la justice, l’altruisme, la solidarit, le dvouement une cause commune ne sont pas des mots vides de sens. Et que certains adultes savent faire ce qu’il faut quand des jeunes sont victimes d’injustice ou plongs dans des situations intolrables.

Agir, enfin avec les jeunes eux-mmes. Qui, s’ils sont associs des combats justes, renoueront avec des traditions de solidarit, de combat collectif qui leur permettront peut-tre, leur vie durant, de faire en sorte que le monde dans lequel ils sont appels vivre soit ouvert tous.

Adultes et jeunes des tablissements scolaires constituent une force. Elle doit peser pour que cesse la situation d’exclusion que vivent les lves sans papiers.

Nous appelons au dveloppement d’un rseau de solidarit avec les jeunes sans papiers scolariss, l’chelle nationale (voire l’chelle europenne).

Nous appelons toutes celles et tous ceux, jeunes sans papiers scolariss, enseignants, personnels d’ducation, parents d’lves, lves et tudiants, juristes et avocats, mais aussi organisations syndicales, associations, partis attachs combattre l’injustice et enfin tous ceux que rvolte l’oppression s’associer cet appel, le reproduire, le faire circuler, entrer en contact avec nous.
Et, ds la rentre 2004, recenser les jeunes en difficult, constituer des quipes qui les aident peser de tout le poids du milieu scolaire pour mettre un terme des situations insupportables.

mardi 18 janvier 2011.

Appel
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