URGENT URGENT Le Monsieur s’est fait interpeller sur son lieu de travail, sur un chantier. Il est au CRA de Paris Vincennes.
Préfecture de la Manche
Service Eloignement des Etrangers
Paris, le 6 juin 2006
Copie à la Préfecture du Va d’Oise
OBJET : Demande de libération de Monsieur Cesario NKAZIANGANI eu égard à la circulaire du 31 octobre 2005 et eu égard à la circulaire du 13 juin 2006
Copie : Ministère de l’Intérieur, Cabinet du Ministre
Madame,
La CIMADE se permet de solliciter votre attention sur la situation de Monsieur Césario NKAZIANGANI, ressortissant angolais, actuellement retenu au centre de rétention de Vincennes en vue de l’exécution d’un arrêté de placement en rétention prononcé à son encontre le 23 juin 2006 par le Préfet de la Manche (en exécution d’un APRF édicté à son encontre par le Préfet du Val d’Oise en date du 28 décembre 2005).
Monsieur NKAZIANGANI vit en France depuis plusieurs années avec son fils et sa fille (des jumeaux) Belothy Mpaka NGASSA et Alberto Ndumba NGASSA, nés le 20 mai 1996 en Angola. La mère de ses enfants est décédée en Angola. Il est donc le seul parent direct de ses enfants et assure leur éducation et leur entretien. Ses enfants sont scolarisés à l’école primaire l’Epine Guyon 2 à Franconville (95130).
Monsieur NKAZIANGANI est déjà passé en rétention administrative en décembre 2005 et a été libéré en janvier 2006 par le Préfet du Val d’Oise eu égard à la circulaire du 31 octobre 2005. Lors de son interpellation, monsieur NKAZIANGANI a fait état lors de son interpellation qu’il avait deux enfants scolarisés à sa charge. Il était alors le 22 juin 2006. De plus, Monsieur NKAZIANGANI allait déposer une demande de titre de séjour eu égard à la circulaire du 13 juin 2006.
Pour rappel, la circulaire du 31 octobre 2005 souligne l’attention particulière qui doit être portée sur les familles. Cette même circulaire précise que « vous veillerez, en outre, à ne pas mettre à exécution avant la fin de l’année scolaire l’éloignement de familles dont un enfant est scolarisé depuis plusieurs mois ».
C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir permettre la remise en liberté de Monsieur NKANZIANGANI.
Nous vous prions d’agréer, madame, monsieur, à l’expression de mes sincères salutations,
Pour la CIMADE, Camille DESERT
Pièces jointes : Extrait de naissance et de scolarité des enfants et fiche