1- Définition
Qui sont-ils ?
Des personnes résidant sur le territoire français sans autorisation de séjour
Comment se sont-elles retrouvées dans cette situation ?
De quoi et comment vivent-elles ?
2. Par quoi sont-elles menacées ?
Ce sont les forces de police qui ont pouvoir à les inquiéter. Les préfectures se défendent d’être donneuses d’ordres. Dans la rue, sur la route, à la gare, dans un transport en commun, au travail, à la sortie d’une école, chez lui, l’étranger en situation irrégulière est toujours menacé. Cependant, on constate que c’est plus souvent en dehors de chez lui et des réseaux qui le soutiennent que l’étranger est le plus souvent arrêté. Il peut faire l’objet d’un contrôle d’identité qui sera l’occasion de vérifier son titre de séjour. Il est alors placé en garde à vue.
§ La garde à vue
Un officier de police peut décider de le retenir au poste 48 heures maximum s’il soupçonne que la personne a commis ou tenté de commettre une infraction (pour un mineur, durée ramenée à 24 heures sauf cas particulier).
Une prolongation de 24 heures peut être autorisée par le procureur.
Quand la garde à vue fait suite à un contrôle d’identité, sa durée se calcule à partir de l’heure d’interpellation par la police.
Les droits en garde à vue :
§ Perquisition domiciliaire
Elle est possible sur autorisation d’un juge de la détention et des libertés et à la requête d’un procureur. Une commission rogatoire où doivent figurer le nom, l’adresse, la qualification des infractions recherchées et les éléments laissant présumer leur existence est exigible. Cette visite ne peut avoir lieu que dans un horaire légal (entre 6 h et 21 h), sauf en cas de terrorisme, de trafic de drogue ou si elle ne concerne pas des lieux d’habitation. Cependant les tentes, les sacs et poches sont considérés comme des prolongements du domicile et leur fouille est donc soumise aux mêmes règles.
Quand l’étranger est en situation irrégulière, il est placé en rétention administrative.
§ Rétention administrative
Il existe des locaux de rétention dans les services de police et il existe aussi des centres de rétention.
Durées de rétention :
Les droits en rétention :
§ Expulsion, reconduite à la frontière
Si une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) a été signifiée et que tous les délais sont expirés, la mise en œuvre est possible, l’administration s’assure que le pays est d’accord pour accueillir la personne (mais il arrive que des personnes fassent l’aller et retour faute de cet accord ). A défaut, elle peut chercher un autre pays d’accueil mais les candidats à l’accueil sont rares.
Elle doit avoir lieu dans les délais légaux de la rétention (maximum 32 jours).
La préfecture du lieu d’arrestation est contactée sur le dossier pour savoir si elle prend un APRF (Arrêté Préfectoral de Retour à la Frontière) ou si elle donne une APS (Autorisation Provisoire de Séjour) (Exceptionnel !). Il peut aussi être pris un AMRF (Arrêté Ministériel de Retour à la Frontière). Dans ce cas la personne dispose de 48 heures à partir de la notification pour saisir le TA de la Préfecture qui a pris la décision. Ce recours est suspensif de la mesure d’expulsion mais pas de la mesure de rétention.
Le TA (tribunal Administratif) du lieu de décision a 72 heures pour statuer sur l’APRF, tant sur le fond que sur la forme. Il est ensuite possible de faire appel de cette dernière décision.
3- Chronologie des démarches pour régulariser une situation
A l’arrivée sur le territoire, sauf à rester dans la clandestinité, la personne doit s’adresser à l’OFPRA (Office Français pour les Réfugiés demandeurs d’Asile) et constituer un dossier pour demander l’asile et obtenir le statut de réfugié.
Cette demande permet aux familles d’être accueillies au CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile), à Mayenne, en attendant la décision de l’OFPRA. « France Terre d’Asile » est la structure qui se charge des célibataires.
L'OFPRA delivrera une Carte de Séjour de 10 ans, renouvelable ou rejetera la demande (95 % des cas).
En cas de refus, il faut déposer un recours près de la CRR (Commission de Recours des Réfugiés). Ce recours est suspensif de toute mesure d’expulsion.
Soit la CRR annule la décision de l’OFPRA, et délivre une Carte de Séjour de 10 ans, renouvelable
Soit la decision de l'OFPRA est confirmée, et la personne doit quitter le CADA. A dater de ce jour, elle se retrouve en situation irrégulière et la Préfecture du lieu de résidence est informée de la situation.
A partir de ce moment, la régularisation est du ressort des préfectures qui ont à étudier les dossiers. Les recours peuvent casser leurs décisions mais ce ne sont pas les TA qui délivrent les APS.
La préfecture peut accorder une autorisation de séjour. Elle peut aussi, à tout moment, adresser un refus de séjour accompagné, la plupart du temps d’une OQTF. Une OQTF peut être envoyée plus tard, à défaut, un APRF aura les mêmes effets.L’OQTF est exécutable dans le délai d’un mois.