accueil RESF
HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN,
ILS SONT SOUS NOTRE PROTECTION!
DON au RESF
Accueil > RESF - Collectifs locaux > 08-Ardennes > Dans les médias
Contact
L’Union

L’État tente de calmer le jeu dans les centres de rétention

Article paru le : 5 janvier 2008
 
Sur fond de tensions dans plusieurs centres de rétention administrative en Ile-de-France, la préfecture de police de Paris a invité hier la presse à visiter les deux centres de Vincennes (Val-de-Marne). Les retenus y dénoncent plutôt leur expulsion que les conditions de détention.
Dès l'entrée dans la zone même de rétention, ils se pressent autour des visiteurs pour plaider leur cause.
Sibi Foubseyni est Malien, retenu depuis une semaine après cinq années en France : « Je suis ici à cause des papiers seulement », explique-t-il à la sortie du réfectoire.



La grogne dure depuis deux semaines dans ce centre vincennois.




« Pas des retenus mais des détenus »

« On est tout à fait bien traités », admet-il, insistant sur le refus des papiers qui lui a été opposé alors que son « père a fait la Seconde Guerre mondiale en Allemagne ». Amadou Sylla, Malien également, a déjà été expulsé en 1999, est revenu en 2001, et se montre plus vindicatif : « Ici, c'est comme la prison. On n'est pas des retenus mais des détenus ». « En France, il n'y a plus de lois, on nous attrape comme des mouches », dénonce-t-il, depuis la petite cour cernée de barbelés où les retenus se dégourdissent les jambes.

Mais il prévient : « Je reviendrai car je veux voir mon fils » qui doit naître en février.

Kilunga Mubunda, un Congolais arrivé en France il y a cinq ans et en CRA depuis le 17 décembre, dénonce une politique du chiffre en matière d'expulsions : « Tout le monde craint d'aller à la préfecture, car on vous arrête et on vous conduit en centre de rétention ».

Selon lui, dans le centre, le mouvement de protestation a été provoqué par des comptages répétés, la nuit du 29 décembre : « On est sans papiers mais on est quand même des humains, on a droit au repos ».
Le commandant Bruno Marey, chef du service de garde des centres de rétention administrative de Paris, affirme, lui, que c'est une dispute à propos de la télévision entre deux retenus qui a tout déclenché. « Il y a une discordance entre ce qui se passe à l'intérieur et ce qu'on en dit à l'extérieur.»

Source : http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/87614/L_Etat_tente_de_calmer_le_jeu_dans_les_centres_de_retention#
dimanche 6 janvier 2008.

Faire connaître cet article

Partager  
Derniers articles parus :
FIL RSS   liste actusWWW