
Une dizaine de parlementaires se sont présentés hier pour visiter le centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), dans le cadre de la journée européenne contre l’enfermement des sans-papiers.
Partis vers 10 heures de la porte de Vincennes, à Paris, accompagnés d’une trentaine de sympathisants ou militants du Réseau éducation sans frontières (RESF), à bord de deux autobus, ils ont été, après s’être égarés en cours de route, escortés par la police jusqu’au centre de rétention. La délégation comprenait notamment la députée Christiane Taubira.
« Le problème de fond, c’est la politique de l’immigration en Europe », ont déclaré les sénatrices Eliane Assassi et Nicole Borvo.
« L’objectif du traité de Lisbonne est de faire un espace policier et judiciaire européen, de faire une Europe forteresse » alors qu’il n’y a « pas d’harmonisation pénale par ailleurs », ont-elles ajouté. Rassemblés devant le centre, les manifestants, parmi lesquels l’acteur Charles Berling et la journaliste Florence Aubenas, scandaient « Non aux expulsions, régularisation pour tous les sans-papiers ».
Mme Assassi a aussi dénoncé le « puzzle » constitué selon elle par « l’acharnement sur les objectifs chiffrés, l’immigration choisie et la directive européenne » qui prévoit que la rétention pourra être étendue à 18 mois.