Les personnes, les associations et les professeurs soussignés, profondément concernés et inquiets de l’ampleur des dispositions d’expulsion de familles de sans papiers récemment exprimée officiellement, souhaitent par cette pétition attirer l’attention des pouvoirs publics et des élus sur le cas de la famille KAUR-SINGH.
Cette famille s’est trouvée prise dans le conflit religieux récurrent d’une grande violence entre Sikhs et Hindous. Après des emprisonnements à répétition et de nombreux sévices et tortures sur sa personne mais également sur son épouse et l’aînée de ses filles alors âgée de 14 ans, Monsieur Singh, ayant subi de nouvelles menaces de mort, a été obligé de quitter d’urgence le territoire indien à l’été 2005 avec sa femme et ses trois enfants.
Tous trois sont inscrits au collège et à l’école primaire :
- Lovepreet et Rajneet Singh Kaur, âgées de 16 et 14 ans - inscrites au Collège Rouault (19ème) depuis 2005 et respectivement aujourd’hui en classe de 3e et de 5e.
- Yadwinder, leur frère de 11 ans, inscrit à l’école Houdon dans le 18e.
- Lovepreet et Rajneet, arrivées en août 2005, ne parlant pas un mot de français, sont maintenant en tête de leur classe au collège dans tous les domaines aussi bien en sciences qu’en disciplines littéraires (Rajneet fait du latin et de l’allemand).
-Yadwinder a rattrapé son retard en français. Il a sauté cette année une classe et est en CM2.
De l’avis unanime de leurs professeurs, maîtres, amis, membres d’associations parascolaires, parrains et marraines, ces enfants sont brillants, sérieux, surdéterminés à tirer le meilleur bénéfice de ce que l’éducation de la République peut leur apporter pour leur permettre de s’intégrer dans la société française. Cette année, Lovepreet et Rajneet ont été distinguées par la Mairie de Paris qui sélectionne chaque année parmi les établissements secondaires les élèves les plus méritants. Rajneet a fait l’objet avec 15 autres enfants du court-métrage,
« Laissez-les grandir ici », distribué dans 500 salles de cinéma et passé sur de nombreuses chaînes TV appuyant leur demande d’intégration.
Le Tribunal Administratif a confirmé leur OQTF (obligation de quitter le sol français), rejet notifié en Février 2007, les rendant susceptibles d’expulsion à tout moment ce qui les exposerait à des sévices graves dans leur pays d’origine.
Accueillir ces enfants sur notre sol en leur permettant d’y continuer leurs études n’est pas seulement un acte humanitaire en accord avec les valeurs de la France dans le domaine des Droits Humains, mais apporterait à notre pays l’inestimable bénéfice en retour de la formation de haut niveau à laquelle ces enfants peuvent prétendre.
Nous devons nous mobiliser pour que ces enfants non seulement restent sur notre sol, mais pour qu’ils soient entourés et aidés de façon à ce que s’épanouisse un talent dont la France sera, au-delà du respect de ses valeurs, au bout du compte, la grande bénéficiaire. .
vendredi 25 janvier 2008.