

Yaël, 25 ans, apprenti et Alice, 20 ans, étudiante, sont Sparnaciens. « On est venu voir ce qui se passe. Je suis encore plus effrayée par rapport à la connaissance que j'avais du sujet » commente Alice. « La liberté ne va pas bien », acquiesce Yaël, qui se dit « très choqué » d'apprendre qu'une personne en situation irrégulière au Sri Lanka, expulsée le 30 août, a été assassinée le 28 février dernier. « Il a fui un pays invivable et a été renvoyé à la mort.
La France n'est plus une terre d'asile ni le pays des droits de l'homme ». Il regrette aussi de n'être « pas plus renseigné. Qu'est-ce que je peux faire pour leur éviter ce renvoi dans des pays où ils vont se faire massacrer et laisser des orphelins ? Les aider à se cacher » interroge-t-il ? Danielle et Slimane, Rémois, respectivement ménagère et livreur: « On découvre ce mouvement, c'est bien ce qu'ils font. Les gens qui travaillent, on doit leur donner des papiers. Ce ne sont pas des délinquants, ils font vivre leur famille en leur envoyant de l'argent et n'ont droit qu'à des logements insalubres, à la merci de leur employeur » déclare Slimane. Il sait de quoi il parle. « J'ai de la famille venue d'Algérie qui travaille en France en situation irrégulière depuis 6 ans. Ils n'ont pas pu fonder de famille ».
F.N.-H.

