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LA CHASSE AU PETIT ENFANTmàj 06/09 12:30

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LA CHASSE AU PETIT ENFANT
màj 06/09 12:30

 

Information de dernière minute :

Siaka et ses parents vont être libérés. Halte au feu donc : inutile de
continuer à bombarder le ministère de fax et mails et de coups de téléphone
à ce sujet du moins

PLUS D’INFORMATION

05/09 23:30

dernier recours pour les époux Doumbia,
demain mercredi 6 septembre à 10 h 30.
Tribunal Administratif de Melun, 43 r Général de Gaulle 77000 MELUN


Les horreurs continuent : Sarkozy se charge maintenant de fournir les orphelinats. Ci-dessous un communiqué RESF.

Il faut stopper cette horreur : on téléphone, on faxe et on maile tant que Siaka n’a pas retouvé ses parents en liberté. Richard

Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris - educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org
Contact sur ce dossier : Armelle Gardien 06 89 49 48 47, Pablo Krasnopolsky 06 33 53 62 21, Richard Moyon 06 12 17 63 81
5 septembre 2006

Monstrueux : "qui choque extrêmement la raison, la morale" ; telle est la définition qu’en donne le Petit Robert...

Dans le cas présent, cette définition s’applique parfaitement. Il est logique que le Petit Robert s’abstienne de donner comme exemple M. Sarcozy, car celui-ci n’est en fait responsable que de la machine à tuer qu’il a mise en route. C’est la Justice qui est son bras armé.

En effet, selon les affirmations de M. Doumbia, et de son avocate, le tribunal d’appel n’a pas voulu tenir compte de l’état de santé du petit Siaka, atteint depuis la naissance d’une maladie grave, la Drépanocytose,* état de santé attesté par un certificat médical produit à l’audience.

Le Dr Denkerous, du service d’hémato-immunologie à l’Hôpital Robert Debré, que j’ai pu joindre au téléphone est restée sans voix lorsque je lui ai annoncé que la cour n’avait pas tenu compte de son certificat ; puis elle a laissé tomber : "Ces gens ont pris la responsabilité de faire mourir l’enfant." Enfin, contenant son émotion, elle m’a expliqué que l’Afrique n’était pas à même de pouvoir prendre en charge cette maladie incurable au traitement complexe, qui faute de soins adaptés, entraîne une mort prématurée.

Siaka est soigné depuis sa naissance et fait l’objet d’une lourde prise en charge médicale avec de fréquents rendez-vous hospitaliers, toute sa vie durant, afin de pouvoir bénéficier d’une espérance de vie normale. On peut légitimement mettre en doute la capacité de l’Aide Sociale à l’Enfance à assurer la surveillance sanitaire de cet enfant et à réagir, comme il se doit en cas de complications qui peuvent être graves, voire fatales si elles ne sont pas traitées en urgence.

La bombe que Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, et Grand Chasseur, a amorcée est en train de lui péter à la figure. Il lui reste une toute dernière petite chance d’éviter le scandale : annuler l’APRF, libérer dans les plus brefs délais la famille Doumbia et l’autoriser à résider en France pour que ses parents puissent entourer leur fils Siaka de toute leur affection, et le faire soigner comme il doit l’être dans ce pays dit civilisé qui est encore le nôtre.

* Vous en saurez plus, sur cette maladie en consultant le rapport à l’adresse
http://www.orpha.net/data/patho/FR/...

Pierre Corman

Information de dernière minute : dernier recours pour les époux Doumbia,
demain mercredi 6 septembre à 10 h 30.
Tribunal Administratif de Melun, 43 r Général de Gaulle 77000 MELUN

Pour ma part, j’y serai.


appel initial

LA CHASSE AU PETIT ENFANT

Siaka a deux ans, il est Malien. Il est placé à l’orphelinat par la volonté du ministre de l’Intérieur.
Expulsés le 17 août du squat de Cachan, ses parents avaient accepté l’hébergement provisoire à l’hôtel Ibis d’Orly que leur proposait la préfecture du 94.

Le 1er septembre, nouvelle évacuation : les ex-squateurs en situation régulière sont envoyés vers d’autres hôtels, plus éloignés encore de leurs lieux de vie et de travail. Les sans papiers sont raflés et placés en garde à vue puis en rétention. Parmi eux, M. et Mme Doumbia, les parents de Siaka. Le centre de rétention du Mesnil-Amelot n’étant pas équipé pour recevoir des enfants, le petit garçon est arraché à ses parents et placé dans un orphelinat dépendant de l’Aide sociale à l’Enfance.

Ces faits, monstrueux pour les gens ordinaires, ne sont ni un accident, ni une bavure : il s’est trouvé un ministre pour les décider, des hauts fonctionnaires pour les organiser, des fonctionnaires pour les exécuter. Quand, probablement indigné par cette situation, un juge a décidé de libérer les parents pour qu’ils retrouvent leur enfant, il s’est trouvé un procureur pour bloquer sa décision et maintenir les Doumbia en rétention et Siaka à l’orphelinat et une cour d’Appel pour trouver que ce n’est que justice.
Les choses en sont là. M. et Mme Doumbia sont en rétention pour 15 jours renouvelables à moins qu’ils ne soient expulsés avant.

Ces événements qui sont la conséquence logique de la politique démagogique du gouvernement sur la question de l’immigration sont inacceptables. Le RESF appelle tous ceux que ces faits révoltent à faire connaître leur sentiment en s’adressant directement aux responsables au Cabinet du ministre de l’Intérieur, au moins une fois par jour jusqu’à ce que Siaka et ses parents soient libérés et réunis.

Standard ministère de l’Intérieur : 01 40 07 60 60 (demander le Cabinet du ministre)
Fax ministère de l’Intérieur : 01 40 07 21 09
Fax directeur de Cabinet :01 40 07 13 90
Mail directeur de Cabinet : sec.gueant@interieur.gouv.fr et claude.gueant@interieur.gouv.fr
Mail du conseiller à l’Immigration : guillaume.larrive@interieur.gouv.fr

mercredi 6 septembre 2006.

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