Pour Raymond Chauveau, secrétaire général de l'union locale CGT de Massy (Essonne), le vrai bilan de la grève des sans papiers n'est pas dans les chiffres : 400 régularisations sur 1 400 dossiers déposés dans les préfectures, après deux mois d'un mouvement d'ampleur, "c'est peu", concède-t-il. Mais pour ce syndicaliste, à l'initiative de la grève, le principe d'une régularisation par le travail est désormais acté. "Le premier bilan, il est là", se félicite-t-il. D'autant que ces régularisations sont intervenues sur des métiers en tension qui n'étaient pas initialement ouverts à ces travailleurs africains. "Cette lutte a obligé le gouvernement à mettre dans sa poche la circulaire du 20 décembre qui réserve les métiers peu qualifiés aux seuls nouveaux entrants dans l'Union européenne", insiste-t-il.
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lundi 16 juin 2008.