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Appel à fax/mails pour libérer Abdelkarim BEL HADJ, lycéen en rétention.
21.09.08 Il a été expulsé en Tunisie !!

 
Merci de faxer et mailer en urgence au préfet de police de Paris ainsi qu’aux Ministeres pour demander sa libération immédiate.

A la préfecture de Paris
fax cabinet du préfet = 01 53 71 67 23
Préfecture de police
prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr
prefecture de police prefpol.dpg-6eb-autres-afrique-maghreb-asie@interieur.gouv.fr


Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
Standard 01 77 72 61 00
Conseiller du ministre :
patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
Conseillers techniques :
sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr
geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
à Matignon  :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 
URGENCE
 
Le 30 août 2008

 

 MONSIEUR LE PREFET de POLICE

 PREFECTURE DE POLICE - PARIS

 

Concerne BEL HADJ Abdelkarim Said,, en rétention depuis le 21/08 au Mesnil Amelot né le 22/06/1986 à Djerba (Tunisie) de nationalité tunisienne
objet : demande de remise en liberté et d’abrogation d’une APRF


Nous apprenons que M. BEL HADJ Abdelkarim Said, en rétention depuis le 21/08 né le 22/06/1986 à Djerba (Tunisie), de nationalité tunisienne, a été arrêté le 20 août 2008 à Paris, alors que, parfaitement en règle, il attendait un autobus place de la Nation, lors d’un contrôle dû à son apparence physique d’étranger dit le Procès verbal. Il est depuis placé en centre de Rétention au Mesnil Amelot en vue de l'exécution d’un APRF de la préfecture de Paris délivrée le 21 août 2008.

Malheureusement, le JLD Meaux le 23/08 l’a maintenu en retention, et mercredi 27/08 à 14h sa requête d’annulation a été rejetée par le TA de Melun. Il est passé au consulat de Tunisie vendredi 29/8


Abdelkarim est entré régulièrement en France le 11/08/2001 à l’âge de 15 ans pour rejoindre son père, et poursuivre sa scolarité, muni d’un visa.

Son père Saïd Ben Yahia BEL HADJ, né le 3/11/1951, est entré en France en février 1973 (il y a 35 ans !), Carte de Résident n° 750019405, valable jusqu‘en 2016.
Il a à Paris de nombreux oncles et cousins avec carte de séjour ou français, qui ont parfois fait toute leur vie en France.
Son père avait formulé une demande de regroupement familial sur place en 2002 pour Abdelkarim mais cette demande a été refusée le 8/09/2003.
 En 2004, dès sa majorité, Abdelkarim a fait une demande de titre étudiant auprès de la PP mais n’a pas eu de réponse.
Récemment, il s’est présenté à la PP (Cité) pour une nouvelle demande au titre de la vie privée et familiale, on lui a dit de prendre un RV au CRE de Truffaut où sa demande n'a pas été enregistrée car il lui manquait le refus de la demande de regroupement familial sur place et des actes de naissances récents . Il attendait d’avoir reçu les actes de naissance pour y retourner: il les a maintenant, mais quelques jours après,  il était interpellé.
         
Comme en attestent toutes ces démarches, il a toujours eu pour volonté de régulariser sa situation.
 
Il y a 18 mois, il a rencontré une jeune femme française, Hélène, infirmière.
Depuis qu’elle a eu une mutation à l’hôpital de Monfort l’Amaury, en gériâtrie, ils vivent ensemble dans son logement de fonction.
Ils ont le projet de se marier, Abdelkarim en a fait la demande le 8 août 2008 au service de l'état civil de l'Hôtel de Ville de Montfort l’Amaury (qui en a gardé trace). On leur a remis le guide pratique du mariage et ils attendaient des extraits de naissance de Tunisie (arrivés depuis) pour constituer le dossier du mariage (annoncé à leurs amis le 20 septembre).

Son parcours scolaire est exemplaire, comme en témoignent plusieurs enseignants et personnels vie scolaire qui avaient gardé le contact avec lui, et qui le soutiennent activement.
Depuis son arrivée en France, il a été scolarisé :
- en 3è au collège César Franck (2°)
- 2 ans en BEP "comptabilité"au lycée professionnel Théophile Gautier (12°) – obtention du BEP
- en 1è et terminale pro en comptabilité au lycée François Truffaut, il a obtenu un certificat d'études secondaires pour pouvoir s'inscrire en  BTS "DPECF" (comptabilité).
- 2006-2007 1è année de BTS en alternance effectué dans une agence immobilière qui est prête à l'employer en CDI une fois ses études terminées. Il a une promesse d’embauche de cette agence.
- 2007-2008 n’a pas pu finir la 2è année en raison de sa situation administrative (impossibilité de faire le stage demandé sans permis de séjour –  il peut poursuivre son BTS s’il est regularise.)
 

Leurs nombreux amis, lycéens, étudiants, élèves infirmières, ne comprennent pas pourquoi ce jeune homme, aussi français qu’eux après un long passage par notre école républicaine ne pourrait pas mener la même vie qu’eux.

Et comment comprendre que la France, qui lui a offert sept années de formation très qualifiante, se prive soudain des services que lui procurerait cet élève assidu, calme, motivé, compétent, redemandé par son ancien établissement scolaire comme par son futur employeur ?

Nous demandons pour lui le droit de vivre avec sa compagne française dans son pays d’adoption, où se trouvent sa famille et ses amis.

Il est le seul soutien proche de son père vieillissant, qui vit à Paris 2ème depuis très longtemps.

Nous refusons l’expulsion vers la Tunisie de ce très jeune homme, très apprécié de tous ceux qui le connaissent, alors que la seule chose qui lui est reprochée est de n’avoir pas obtenu, lors des demandes de régularisation faites par son père et lui-même, le titre qui pouvait lui permettre de vivre et d’étudier sereinement parmi les siens.

Abdelkarim ne demande qu'à finir ses études, exercer légalement en France bientôt un métier qui le passionne, qu'un contrat de travail l'attend, qu'il a de très solides attaches familiales ici, qu'il parle parfaitement français sans aucun accent, nous ne comprenons pas qu'il ne lui ait pas été accordé un titre de séjour au regard de l'accord franco-tunisien.Sans compter le désespoir du père en situation régulière, de la fiancée française.

Cette situation est non seulement injuste mais aberrante.

Nous ne pouvons envisager que vous laisserez partir Abdelkarim.

Aussi une nouvelle fois, nous voulons compter sur votre humanisme. C'est pourquoi nous demandons sa libération urgente, afin qu’il puisse retrouver sa famille.

Espérant beaucoup en une réponse positive et rapide, et vous en remerciant, nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de notre considération.

 

 

Signature

jeudi 4 septembre 2008.

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