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Marseille : Cercles de silence

 

Prochain cercle de silence : jeudi 22 janvier, 12h30 à 13h30, place de la Joliette

Aujourd’hui, face à une crise globale et mondiale, des personnes fuient leur pays pour des raisons tout autant politiques qu’économiques et même environnementales. Il n’est pas juste de les « trier » en réfugiés politiques migrants économiques réfugiés climatiques... Ils sont à nos yeux, tous « réfugiés » pour le droit à la vie dans la dignité. Nous avons à leur égard un devoir d’hospitalité. Nous revendiquons, pour eux comme pour toute personne la possibilité d’assurer par son travail toutes les conditions d’une vie décente. Face à une crise globale les pays les plus pauvres sont les plus touchés Nous ne nous en sortirons pas chacun chez soi, mais tous ensemble


Prochain cercle de silence : jeudi 18 décembre, 17h30 à 18h30 (croisement Canebière - rue de Rome)

Nous demandons que la France ratifie la convention des Nations Unies « sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille ».

Adoptée le 18 déc. 1990, elle est entrée en vigueur le 1° juillet 2003, mais à ce jour, aucun pays d’Europe ni d’Amérique du Nord ne l’a ratifiée (sans compter les autres pays à forte immigration : Emirats Arabe Unis, Koweït, Jordanie, Israël, Japon ou Australie). Seuls 39 Etats l’ont fait ; il en manque encore 153. Pourquoi ? Peut-être parce que cette convention est le traité international le plus complet en matière de droits des migrants. Elle leur applique tous les droits de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, notamment : l’égalité de traitement entre les travailleurs, nationaux ou étrangers, avec ou sans papiers le droit de vivre en famille sans entraves au pays d’accueil la liberté d’opinion, de religion et d’expression le droit d’aller régulièrement dans son pays d’origine. En un mot, elle reconnaît tous les étrangers comme des êtres humains, « égaux en dignité et en droit ».

 
MARSEILLE
le jeudi 25 septembre 2008
17 h 30 à 18 h 30, cours St Louis (au croisement Canebière – Rue de Rome)
Thème du 25 septembre

Le « pacte européen sur l’immigration et l’asile »

La France proposera à l’adoption du prochain conseil des ministres de l’Union Européenne, les 13 et 14 octobre, son « pacte européen sur l’immigration et l’asile » dont les aspects les plus dangereux nous semblent être les suivants :
Le contrôle des frontières extérieures de l’U.E. sera renforcé et de l’éloignement des étrangers en situation irrégulière sera accru.
Pour passer des accords économiques avec l’U.E., les pays du Sud seront obligés de :
- Signer des accords de réadmission les engageant à reprendre sur leur territoire, non seulement leurs propres ressortissants en situation irrégulière, mais également tous les étrangers ayant transité par leur pays pour se rendre en Europe.
- Mettre en place une politique pour bloquer, contrôler et renvoyer ces migrants candidats à l’Europe. Cela se traduirait par la multiplication des contrôles, des violences, de la xénophobie, et concrètement des « camps pour étrangers ».
- Mettre en place une politique pour empêcher leurs ressortissants candidats à l’émigration vers l’Europe de mettre leur projet à exécution en faisant de l’émigration irrégulière un délit, en violation de l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme . C’est déjà le cas au Maroc et en Algérie. Concrètement cela se traduirait par une militarisation de ces sociétés qui ont déjà tant de mal à s’en libérer.
- En contrepartie, l’Europe leur accorderait des quotas de migrants en fonction des besoins de celle-ci, notamment en personnes hautement qualifiées. Quant à l’aide au développement, les promesses sont un leurre quand on sait que les pays européens n’ont pas respecté jusqu’à maintenant les engagements qu’ils ont pris à ce sujet.

Les 20 & 21 octobre, à Paris, aura lieu la seconde conférence interministérielle euro-africaine au cours de laquelle les pays africains se verront pro(im)poser le type d’accord que nous venons d’exposer, appelés par ailleurs « de gestion concertée des flux migratoires et de co-développement ».
Derrière des mots ronflants, nous voyons se profiler une nouvelle forme de colonialisme reposant sur le libre accès à leurs ressources, l’exploitation de leur main d’oeuvre et l’assignation à résidence de la très grande majorité.

LES CERCLES DE SILENCE à MARSEILLE

Qu’est ce que le cercle de silence ?

Le cercle de silence est l’action d’un collectif de citoyens qui refusent le traitement inhumain que l’Etat français réserve aux migrants en situation irrégulière du fait de dispositions législatives, nationales ou européennes, contraires aux droits fondamentaux de la personne humaine.

Pourquoi en cercle ?
Dans le cercle, nous sommes tous à égale distance du centre qui représente les Droits humains fondamentaux.
« Tous les Hommes naissent libres et égaux en dignité et en droit »
Le cercle symbolise la liberté humaine, capable de produire de la justice, de l’égalité, du sens.

Pourquoi en silence ?
Nous faisons silence pour écouter la souffrance des « sans papier », provenant de la peur constante d’être renvoyé et d’une précarité parfois très grande.
Nous faisons silence pour réfléchir sur cette situation et en rechercher le sens :
- Quelle image de l’Homme véhicule une politique aux accents xénophobes ?
- Où nous mène-t-elle ?
- Vers quelle forme de société voulons-nous cheminer ensemble ?

Ce silence veut être :
- un moyen d’action à la portée de tous ;
- une interpellation adressée aux pouvoirs publics ;
- un temps d’intériorité pour une prise de conscience ;
- elle peut déboucher sur un engagement plus motivé.

Les prochains rendez-vous :

- Jeudi 25 septembre de 17h30 à 18h30, cours St Louis (au croisement Canebière – Rue de Rome)
- Jeudi 23 octobre de 12h30 à 13h30, place de la Joliette
- Jeudi 27 novembre de 17h30 à 18h30, Rond point du Prado

Les cercles de silence sont soutenus à Marseille par : le CCFD – la Cimade – la Pastorale des Migrants – le Réseau Éducation Sans Frontières

 

mardi 16 décembre 2008.

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