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Le Télégramme / Sans-papiers. Morlaix Libertés défend la cause d'Oumar

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Le Télégramme / Sans-papiers. Morlaix Libertés défend la cause d’Oumar

 

Pacsé et intégré à Morlaix, Oumar, 28 ans, est sous le coup d’une reconduite à la frontière. Pour Morlaix Libertés, le jeune Malien fait injustement les frais de la politique gouvernementale.

C’est la médiatisation de la dernière chance. Mais Oumar, 28 ans, et sa compagne Charlène, 18 ans, n’ont, ils le disent eux-mêmes, « plus rien à perdre ». Il y a trois jours, le Malien, installé depuis quatre ans à Morlaix, a reçu un avis de reconduite à la frontière. Depuis, il retient son souffle mais ne veut pas se cacher pour autant. « Je suis et j’ai toujours été de bonne foi ! », clame le jeune homme pour sa défense.
Il se croyait en règle

Présent ce matin sur le parvis de la mairie pour les 60 ans de la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, le collectif Morlaix Libertés attestera de « l’injustice » qui frappe le jeune homme. Car depuis son arrivée en France, via Paris, il y a sept ans, Oumar s’est toujours cru en règle avec l’administration. « La première fois que je me suis renseigné pour obtenir un droit de séjour, on m’a répondu qu’il me fallait attendre au moins cinq ans... ». Dans le même temps, Oumar était démarché par un employeur qui lui proposait - moyennant finances - de lui faciliter l’obtention d’un droit de séjour.

3.800 € ont été effectivement retirés, dit-il, de ses premières payes. Une négligence qu’il regrette aujourd’hui. « Mais cette carte qu’on m’a fournie et qui sortait bien d’une préfecture ne m’a jamais posé problème. Elle m’a permis de voyager, de circuler, de travailler, sans que personne ne me fasse rien remarquer ! ». « Oumar avait de vrais-faux papiers, en quelque sorte », déplore Morlaix Libertés.

Stupéfaction en ville
À Morlaix, où le jeune homme a toujours été actif, joue au football et s’est même pacsé à Charlène, en juin dernier, c’est la stupéfaction. « Oumar est quelqu’un de très gentil, et de très bien intégré dans le club. À son arrivée, il y a quatre ans, j’ai vérifié, comme toujours en pareil cas, si ses papiers étaient en règle auprès de la sous-préfecture et du commissariat. On m’a indiqué que tout était en ordre ! », s’étonne le président du Sporting club morlaisien, Jean-Yves Argouach. Il aura fallu, au final, une plainte déposée contre le Malien en août dernier - sur fond de conflit familial - par la maman de Charlène, pour qu’Oumar découvre, en même temps que les autorités, l’arnaque dont il a été victime en 2001. Après un court séjour au centre de rétention de Rennes, Oumar a été laissé en liberté. Mais la préfecture du Finistère a donc décidé de casser le jugement prononcé il y a quatre mois, en appel, par le tribunal administratif. « Pour nous, Oumar est un symbole de la répression actuelle menée contre les sans-papiers par le gouvernement Sarkozy, termine Morlaix Libertés. Lui ose encore se montrer. Mais il parle pour tous les autres, qui préfèrent vivre cachés ».

Sophie Prévost

 

 

« Je suis et j’ai toujours été de bonne foi ! », martèle Oumar, au côté de sa compagne Charlène et avec le soutien du collectif Morlaix Libertés

 

dimanche 14 décembre 2008.

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