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L’Union/CHARLEVILLE-MÉZIÈRES : Le Cercle de silence s’agrandit

Article paru le : 2 décembre 2008
 

 


« Le masque, ce n'est pas pour se cacher mais c'est une manière de représenter tout le monde.»

Vous avez peut-être déjà croisé un cercle de silence ? Il se forme une fois par mois, dans les rues piétonnes. C'était le cas, samedi. À Charleville, le premier du genre a eu lieu en janvier 2008.

Mais ils se déroulent également dans toute la France. Des hommes, des femmes, placés en cercle et tournés vers les passants, portent des masques blancs, identiques. Ils arborent tous le même message sur leurs vêtements : « Peut-on encore se taire ? » Ils manifestent ainsi leur refus du traitement infligé aux migrants sans-papiers. Et dénoncent les violations des droits de l'Homme en France.

 

Qui sont-ils ?

Des membres de Cimade (comité intermouvements auprès des évacués), de la Ligue des droits de l'Homme, du Réseau d'éducation sans frontières, d'Amnesty International ou du CCFD (Comité Catholique contre la faim et pour le Développement). Mais, de plus en plus souvent, il s'agit aussi de simples passants carolos qui donnent de leur temps pour exprimer, eux aussi, leur refus.

Comme cette femme, qui rend son masque après quelques minutes passées au sein du cercle. « Je viendrai à chaque fois que je le pourrai », sourit-elle.

« On sent de plus en plus un investissement des passants, signale Arlette Sauvage, du Cimade. D'habitude, deux ou trois personnes nous rejoignent. Là, on va repartir avec une pile de masques à laver pour la prochaine fois » poursuit cette militante, qui se dit avant tout citoyenne.

Qu'est-ce qui révolte tous ces porteurs de masques ? Des situations comme celle de Victorine Dikobo, a qui on a demandé de quitter le territoire après le décès de son bébé français (elle avait obtenu un titre de séjour à la suite de sa naissance) ou des photos, prises en France, montrant un enfant derrière des barreaux.

« Ces personnes ne sont pas des délinquants. Ils ont souvent fui la misère, explique Arlette Sauvage. Ce que nous déplorons, c'est que les personnes reconduites sont souvent celles qui ont voulu être en règle avec l'administration, se sont signalées et sont restées à disposition des pouvoirs publics». Le 20 novembre dernier, le commissaire aux droits de l'Homme du conseil de l'Europe s'est d'ailleurs inquiété que la politique du chiffre du gouvernement français prenne le pas sur les respects des droits de l'individu.

 

P.G.

 

Renseignement : resf08@gmail.com ou Cimade Ardennes, 03.24.56.19.02.

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mardi 16 décembre 2008.

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