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Appel à fax/mail pour la libération de AH

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Appel à fax/mail pour la libération de AH

 

 

Prefecture de Maine -et-Loire (Courtois, pour éviter d'éventuelles poursuites , fréquentes en ce moment, mais FERMES )

 

Numéros tel: 02 41 81 81 81  ou  02 41 81 80 20

Fax:02 41 88 04 63

Mails:
marc.cabane@maine-et-loire.pref.gouv.fr
cabinet-prefet@maine-et-loire.pref.gouv.fr

 

"La préfecture du Maine-et-Loire refuse d'envisager avec humanité la situation de AH un jeune soudanais qui avait quitté sa terre natale parce qu'il craignait pour sa vie: membre d'un parti d'opposition, le « Sudan liberation movement » , il est menacé par la milice à la solde de l' Etat soudanais,

En voulant rejoindre l'Angleterre , Il se retrouve en Belgique où il effectue 2 mois de rétention pénible, son état de mineur n'est pas reconnu alors qu'il a 17 ans. Il trouve toutefois un havre de paix à Angers mais l'administration veut l'expulser vers la Belgique,

Cependant la Belgique le refuse parce qu'il n'avait pas voulu faire sa demande d'asile, l'accueil difficile l'en avait découragé, Il n'est cependant pas question de retourner au Soudan : il lui reste Angers et la préfecture du Maine-et-Loire mais celle-ci veut encore le renvoyer en Belgique,

Nous demandons maintenant que cesse cette situation absurde: un homme ne peut être ainsi renvoyé comme une balle de tennis entre deux pays comme un être indésirable: AH n'a commis aucun crime,

Il ne désire qu'une chose, s'installer quelque part et vivre en paix »

RESF49 et RESF35

 

AH est né le 30 janvier 1991 à Laayoune, au Soudan. Sa région d’origine a été attaquée par les milices Janjawids, soutenues par le gouvernement soudanais, courant 2007. Au cours de cette attaque, il aurait perdu son frère et à ce jour, il n’aurait plus de nouvelles de sa famille. AH faisait partie d'un mouvement politique rebelle : « » et aurait été repéré par la milice. Craignant pour sa vie, il a quitté le Soudan et est arrivé en France le 24/10/2008 après un périple de plusieurs mois.

Le 31/10/2008, arrivé à Angers depuis quelques jours, il s’adresse à une plateforme d’accueil et d’orientation des demandeurs d’asile. En tant que mineur, il est orienté vers un établissement d’éducation spécialisée où il est accueilli le 31/10/2008 dans le cadre d’un placement immédiat. Un juge des enfants prononce une ordonnance de placement le confiant à l'Aide Sociale à l'Enfance jusqu'à sa majorité. Il commence alors une scolarité pour apprendre le français et préparer son projet professionnel. Il souhaite faire une demande d’asile et commence à rédiger le récit de son histoire avec les travailleurs sociaux.

Le commissariat le convoque pour complément d’informations le 15/12/2008 et il est aussitôt placé en rétention administrative. En effet, lors de sa première interpellation à Angers, il était en possession d'une obligation de quitter le territoire belge. De ce fait, les autorités françaises ont pris contact avec les autorités belges. Il y a été arrêté le 13/08/2008 alors qu’il tentait de gagner l’Angleterre. AH a passé deux mois en centre de rétention administrative en Belgique, dans des conditions qu'il décrit comme très difficiles. AH a refusé de faire sa demande d'asile dans ce pays de l'espace Schengen. Sur place, un examen médicolégal aurait donc établi sa majorité. Une réadmission est alors demandée auprès de la Belgique et AH est conduit à l’aéroport, dans la nuit, 37 heures après sa mise en rétention administrative dans les locaux du commissariat d'Angers et ce, afin d’être reconduit en Belgique.

Arrivé sur place, on l’informe qu’il a 5 jours pour quitter le territoire car il n’a pas souhaité faire de demande d’asile en Belgique la première fois qu’il y a été arrêté. S'il ne quitte pas le Royaume de Belgique dans ce délai, il se sera expulsé au Soudan.

Sans aucuns moyens, il revient en France, erre de ville en ville mais n’a aucun contact, dort dans des squats, dans des conditions précaires et revient finalement dans la seule ville où il a eu des repères, une structure et des liens, Angers. Il réussit à nous informer de sa présence par téléphone mais est à nouveau arrêté dans la rue le 11 mars 2008. Une nouvelle décision de reconduite à la frontière est décidée et AH est conduit au centre de rétention administrative (CRA) de Rennes en vue de son expulsion en Belgique. Nous rentrons en contact avec la Cimade et l’avocat d’ AH. La préfecture ne pouvant pas réaliser l’expulsion immédiatement, elle est obligée de demander au juge des libertés et de la détention (JLD), l’autorisation de le garder au CRA. AH doit donc y rester afin d’être à nouveau expulsé vers la Belgique le mercredi 18 mars 2008.

L’absurdité administrative dans laquelle il se trouve rend impossible toute démarche de demande d’asile. Voulant aller en Angleterre mais, ayant subi 2 mois de rétention administrative en Belgique dans des conditions terribles, il n’a pas souhaité demander l’asile dans ce pays. A présent, la Belgique le renvoie à la frontière suite à son premier refus et la France le renvoie en Belgique, premier pays européen où il aurait été contrôlé. En attendant, AH ne parlant que l’arabe et l’anglais est littéralement noyé et balloté d’un pays à l’autre. Son état de fatigue physique et mentale est inquiétant et il doit absolument être pris en charge par une structure qui puisse l’accompagner dans une demande d’asile à son arrivée en Belgique. De la Belgique, il n’a connu que le centre de rétention et il a peur d’y retourner. Si c’est inévitable, il a besoin d’être suivi, accompagné et soutenu car il risque à terme, une expulsion au Soudan, pays dans lequel il est en danger de mort. AH ne souhaite aujourd'hui qu’une chose ; trouver une place dans un pays, avoir l'asile et vivre en sérénité.

 

jeudi 19 mars 2009.

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