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Medias - Le Point

Seine-et-Marne : un père de famille expulsé à Kinshasa est renvoyé en France

 

Publié le 22/03/2009 à 11:27 - Modifié le 22/03/2009 à 11:33

© Copyright AFP

Un père de famille sans-papiers expulsé samedi vers Kinshasa en République démocratique du Congo, après son interpellation dans un hôpital de Seine-et-Marne, est rentré en France dimanche. Les autorités congolaises ont refusé de l'accueillir.

D'origine angolaise, Romano Kanda, âgé de 40 ans, qui vit en France depuis neuf ans, est arrivé dimanche à 5 h 30 à l'aéroport de Roissy où il a été arrêté par la police aux frontières et placé en garde à vue. Il devrait être déféré lundi devant un juge du tribunal de grande instance de Bobigny.

Selon la préfecture de Seine-et-Marne, "M. Kanda disposait d'un laisser-passer consulaire délivré par les autorités congolaises, donc qui avaient reconnu sa nationalité congolaise". La décision congolaise de ne pas l'accueillir "est une décision qui semble contradictoire par rapport à ses documents", estime donc la préfecture.

"Politique du chiffre absurde" (RESF)

De son côté, le Réseau Education sans frontières (RESF), qui s'est mobilisé depuis l'interpellation mercredi de Romano Kanda à l'hôpital de Lagny en Seine-et-Marne, a accusé les autorités préfectorales de l'avoir "envoyé dans un pays qu'il ne connaît pas, où il n'a pas d'attaches". La Cimade, seule organisation habilitée à intervenir dans les centres de rétention, précise qu'il est né en Angola, mais qu'il a "probablement" pu disposer d'un document congolais de par son union avec sa femme, dont c'est la nationalité. "C'est bien la preuve que [les autorités] ne se sont pas renseignées, [qu'elles] ont voulu faire trop vite car on est dans cette politique du chiffre absurde", s'emporte Brigitte Cerf, de RESF Seine-et-Marne.

Ce "ressortissant angolais" d'une quarantaine d'années avait été interpellé mercredi alors qu'il "se trouvait aux urgences à l'hôpital de Lagny", où sa fille avait été admise dans la soirée après avoir été blessée par sa mère, placée en garde à vue, raconte Mme Brigitte Cerf. "Arrêter quelqu'un dans un hôpital alors qu'il vient voir son enfant, c'est inqualifiable", dénonce le réseau, tout en dénonçant "l'arrachement d'un père à sa famille" et le "court-circuitage de la justice" dans la mesure où l'homme n'a pas été présenté devant le juge des libertés et de la détention (JLD). La préfecture avait au contraire indiqué samedi que "la reconduite a été régulière dans le sens où [le père de famille] n'a pas fait de recours devant le JLD" et "n'a pas non plus fait de demande d'asile".

dimanche 22 mars 2009.

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