Même si le geste est avant tout symbolique, il n'en est pas moins fort, comme l'a souligné Marilyn Shirley, l'une des responsables du Réseau éducation sans frontières (RESF) à l'issue de la cérémonie à l'adresse des deux édiles : « Le gouvernement n'aime pas les parrainages républicains et tente de faire pression sur les élus, vous ne vous êtes pas laissé intimider ». D'autant plus que les élus qui parrainent des sans papier sont passibles d'une amende de 30 000 E. Marilyn Shirley en a profité pour remercier les autres élus qui se sont impliqués dans le dossier : Michel Lefait, Hélène Flautre, Bertrand Petit et Jean-Claude Danglot ainsi que les 3 200 signataires de la pétition en faveur de Samu Lukombo, « dont 80 % d'Audomarois ».
Accompagné de son épouse, Samu Lukombo s'était assis, quelques instants auparavant en face des maires d'Arques et de Saint-Omer, alors que siégeaient également Daniel Talleux, conseiller munical d'Arques, Rachid Ben Amor, adjoint au maire de Blendecques et Jean-Marc Ducroquet, directeur général des services d'Arques.
Joël Duquenoy a indiqué que « même si le maire doit veiller à l'application de la loi, il est avant tout le représentant de la République et donc garant de la mise en oeuvre en toutes circonstances des principes qui la fondent : liberté, égalité, fraternité ».
Bruno Magnier, qui a marié Samu Lukombo, met lui l'accent sur la contradiction de la loi : « Alors que l'article 215 du Code civil stipule que les époux s'obligent mutuellement à une communauté de vie, on veut expulser un homme marié ». • H.
V.
> Samu Lukombo a déposé une nouvelle demande de titre de séjour le 17 avril, demande étayée par le certificat de parrainage républicain.

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