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Campagne jeunes majeurs (1er au 13 mai)
"Jeunesse sans papiers , jeunesse volée, la loi doit changer "
9 mai - ULRICH EXPULSÉ À 20 ANS, « TRAÎNE » SEUL À BRAZZAVILLE

 

9 mai - ULRICH EXPULSÉ À 20 ANS, « TRAÎNE » SEUL À BRAZZAVILLE

Le 24 juin dernier, la police est venue arrêter Ulrich chez sa tante en vertu d’une Obligation de Quitter le Territoire datant de presqu’une année. Enfermé au Centre de Rétention Saint-Exupéry jusqu’au 18 juillet, jour de son expulsion où il a été extrait à 4h du matin de sa cellule, il a été débarqué à Brazzaville. Strictement personne ne l’attendait. Il dit avoir heureusement été « ramassé » par un passager compatissant qui a accepté de l’héberger…
N’ayant jamais connu sa mère, confié en août 2004, à l’âge de 15 ans, à la compagne française d’un père qui n’avait jamais pu s’occuper de lui à cause d’un travail lui demandant de fréquents déplacements, Ulrich avait réussi à se construire un environnement favorable en France : un tuteur légal et une sœur français à Paris, des oncles et tantes qui subvenaient à ses besoins à Lyon, des enseignants et des copains au lycée professionnel Jacques de Flesselles où il préparait son BEP d’électrotechnique, les membres des 2 clubs de foot où il entraînait des enfants….

Mais la réglementation sur le séjour des étrangers a tout renversé ! Le lendemain même de ses 18 ans, en janvier 2007, il est contrôlé dans la rue, conduit au centre de rétention Saint-Exupéry. Son lycée se mobilise, sa demande d’autorisation de séjour est en cours, le TA annule l’APRF, mais ne demande qu’un réexamen de situation au Préfet. Après une année de récépissés, le verdict tombe : OQTF. Une année de plus, et c’est l’expulsion. Le Préfet, qui a tout pouvoir de faire la pluie ou le beau temps, a considéré qu’avoir un père vivant au Congo suffisait pour prouver la vie familiale d’Ulrich au Congo. Tant pis s’il s’agit d’un père absent qui n’a, et on pouvait le prévoir, jamais cherché à revoir son fils depuis qu’il a été débarqué à Brazzaville ! _ Aujourd’hui, Ulrich nous écrit : « Chaque jour ici est une longue journée de désespoir car ce que j’ai en tête, c’est de pouvoir rentrer chez moi en France. Je ne suis pas chez moi ici et je ne me considère pas comme un Congolais même si c’est mon pays d’origine parce que toutes mes bases sont en France… Quand je me lève le matin, je ne sais pas quoi faire de ma journée. Je traîne par ci par là à la recherche de quelque chose de bien… Je n’ai pas ma place ici à Brazzaville. J’ai plus de famille. Ma seule famille est restée là-bas. »

Nous réclamons le retour d’Ulrich parmi nous ! Refoulé et déraciné par la violence des lois françaises, il doit avoir le droit de choisir son pays de résidence, le droit de sortir de sa solitude et de son errance forcées, pour retrouver la famille, les amis, les projets professionnels qui l’attendent en France.

Pour Ulrich, comme pour les autres jeunes majeurs sans papiers, la loi doit changer

Pour obtenir son retour, une campagne de cartes postales est en préparation

Contact : 06-23-85-17-70

samedi 9 mai 2009.

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