Pique nique, montage de tentes, musique et conférence de presse seront au programme, dans l'enceinte de l'école, située au 18 rue Stéphane Coignet Lyon 8ème.
Cette famille d'origine arménienne a été déboutée du droit d'asile, et sortie du CADA en janvier dernier.
Depuis ce jour, ils n'ont pu accéder à un hébergement stable et ont été envoyé de foyers en hôtels, avec quelques nuits dehors, sans possibilité de stabilisation.
Or, madame Khaloyan a une anémie grave, et nourrit au sein son plus jeune fils, Sarkis, 11 mois.
Sa fille, Adrinée, 7 ans, résiste à cette vie nomade afin de réussir sa scolarité, mais certains matins, elle vient à l'école avec des cernes sous les yeux qui en disent long sur sa souffrance.
Sa grand mère est fatiguée, et cache sous sa grande générosité et son sourire gêné l'envie d'un foyer pour son fils et ses petits enfants.
Tous font preuve d'un grand courage, et d'une réelle volont=E 9 d'intégration, monsieur Khaloyan préfère perdre sa place en foyer auprès de sa famille, plutôt que de perdre un quart d'heure de ses cours de français...
La Déclaration des Droits de l'Enfant prévoit toit, éducation, alimentation et liberté pour tous.
Pour Adrinée et Sarkis, c'est au mieux une chambre du 115, parfois une heure de trajet pour se rendre à l'école, les colis alimentaires et la peur d'une arrestation.
Nous demandons donc au pôle famille (ddass) de considérer la fragilité de cette famille avec humanité, à la préfecture de donner à ces enfants le droit de grandir sereinement, et à tous les citoyens qui se sentent solidaires de se mobiliser pour eux l'espace d'une soirée.