L'homme, qui travaillait pour une entreprise de nettoyage orléanaise, se rendait une fois par mois à l'hôtel de police d'Orléans pour y nettoyer les vitres. Connu de tous, il justifiait de son identité en donnant son nom à l'accueil. Mais le 10 juin, un fonctionnaire plus pointilleux lui a demandé ses papiers. Le Mauritanien a sorti sa carte vitale. Salarié, il paie cotisations sociales et impôts. Mais sans papiers, il est interpellé et placé en rétention administrative. Le lendemain, le JLD du tribunal de grande instance d'Orléans, saisi par le préfet d'une demande de prolongation de la période de rétention, a annulé la procédure. Le parquet n'a pas fait appel. Alassane Tall est arrivé en France en juin 2002. Il y a rapidement trouvé du travail. En octobre, à Orléans, il était à la tête d'un collectif de travailleurs sans-papiers qui réclamaient leur régularisation.
(...)
cliquer ici pour lire la suite
jeudi 2 juillet 2009.