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Dole : des papiers pour les Sabirov !

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Une famille de réfugiés Tchétchènes menacée d'expulsion

Dole: des papiers pour les Sabirov!

 

Lundi 3 juillet 2006, la police venait arrêter la petite Madina (8 ans) dans son école de Dole. Les parents ainsi que ses frères et soeurs également arrêtés étaient conduit au centre de rétention de Lyon St Exupéry. Suite à une mobilisation massive notamment dans le Doubs, le Jura et le Rhône, le ministère de l’intérieur les laissait sortir le mercredi 5 juillet à 15h... Depuis la procédure de demande d’asile suit son cours auprès de l’OFPRA. Toutefois, leur titre provisoire prenant fin le 25 octobre prochain, il importe de se mobiliser de nouveau.

MARDI 11 DECEMBRE 2007 :

Passage à la commission des recours sur Paris.

SAMEDI 16 DECEMBRE 2006 :

Parrainages républicains des enfants à Damparis (Jura).

LUNDI 6 NOVEMBRE 2006 : On prépare un parrainage des enfants. Plus d’infos prochainement.

MERCREDI 25 OCTOBRE 2006 : Movladi et Kissa planchent sur leur dossier avec le maximum de détails sur ce qu’ils ont vécu en Tchétchenie. Les responsables du CADA les aident et l’on peut avoir confiance : ils les aident pour le montage du dossier. Prochainement est planifié une rencontre avec un médecin. De plus il est envisagé un parrainage de la famille.

MARDI 10 OCTOBRE 2006 : la famille Sabirov (parents tchétchènes et 4 enfants) va bien et espère une régularisation par le droit d’asile, mais n’oublions pas que la première décision rendue par l’OFPRA était
négative (les Sabirov ont déposé un recours contre cette décision). Ils ne bénéficieraient pas de l’aide juridictionnelle (cette famille est un cas dit "Dublin II"). Le récépissé de 3 mois délivré par la Préf du Jura (après la tentative ratée d’expulsion début juillet) arrive à échéance le 25 octobre. La Préfecture du Jura devrait logiquement prolonger leur autorisation provisoire de séjour jusqu’à ce que l’OFPRA rende sa deuxième décision. Celle-ci peut intervenir rapidement, comme le contraire. Si l’OFPRA devait refuser l’asile aux Sabirov une seconde fois, ceux-ci seraient alors à nouveau en grand danger d’expulsion. Trois des enfants sont scolarisés et deux parlent déjà bien français. C’est par la mobilisation que nous maintiendrons la pression sur les autorités.

Par ailleurs, Movladi Sabirov est très affecté par l’assassinat de la journaliste russe d’investigation Anna Politkovskaya ce week-end à Moscou. En effet, il l’avait rencontré il y a 4 ans lorsqu’il vivait en Tchétchenie. Elle y faisait l’un de ses nombreux séjours clandestins afin de rendre compte de la situation là-bas. Il garde une parfaite image de la journaliste qui a payé de sa vie sa volonté d’informer et de dénoncer les crimes et manquements à la démocratie et aux droits humains. Il est envisagé une conférence avec lui afin qu’il témoigne de ce qu’il a vécu là-bas.

MERCREDI 5 JUILLET 2006 : Mobilisation victorieuse contre l’expulsion de la famille Sabirov : Arrêtés dans des conditions scandaleuses lundi 3 juillet et placés au centre de rétention de Lyon, cette famille de Tchétchènes de Dole a finalement été libérée mercredi 5 juillet suite à la mobilisation du Réseau Education Sans Frontière (RESF) du Doubs, du Jura et de Lyon, ainsi qu’aux protestations nombreuses dont celles de Gérard Aschieri, secrétaire national de la FSU. A l’appel de RESF, quatre rassemblements étaient simultanément organisés ce jour-là à Besançon, Dole, Lons-le-Saunier et Lyon. Plus d’infos avec des articles de journaux Le Pays, Libération, L’Humanité, L’Est Républicain, Le Progrès, La Voix du Jura, Le Nouvel Observateur, La Tribune, Métro, Le Monde, La Croix, L’Express, La dépêche AFP, et le 19-20 de France 3 Franche-Comté du mercredi 5.

MARDI 4 JUILLET 2006 : Aussitôt la solidarité s’organise d’abord à l’initiative de RESF69 puis de RESF39 et RESF25. Des e-mails, des fax sont envoyés à la préfecture de lOns-le-Saunier. L’information circule rapidement. "La police leur a pris leurs passeports et remis un récépissé. Le peu de choses qu’ils avaient réussi à emporter avec eux au moment de leur arrestation a disparu... Leurs papiers et documents, tout ce qu’ils avaient chez eux à Dole, ils n’ont pu les emporter avec eux... Le centre de rétention est bondé (près de 120 personnes !), il fait une chaleur accablante, le bébé va mal et pleure. Mme Sabirov, qui a accouché récemment dans des conditions difficiles, est en mauvais état de santé. Qui sont-ils ? Mr Sabirov Movladi, Mme Sabirova Kissa , née CHAPAEVA sont arrivés en France le 23 déc 2005 avec leurs 4 enfants Anzor (11 ans), Mansour (10 ans), Madina (8 ans), sont scolarisés respectivement en CM2, CM1 et en CLIN à l’école primaire George Sand à Dôle depuis le début de l’année 2006. Hamzat est née en France le 11 avril 2006. La famille SABIROV a fui la Tchétchénie car plusieurs membres de leur famille ont été kidnappés et assassinés. Ils ont traversé la Pologne dans le but de venir en France. La préfecture du Jura refuse d’examiner leur demande sous prétexte que c’est la Pologne qui est responsable de la demande d’asile (Accords Dublin II). Il faut savoir qu’un retour en Pologne aura certainement pour conséquence prochaine une reconduite en Russie où on ne peut douter que la famille risque réellement des problèmes plus que sérieux. Dans un fax adressé par l’ecole le mardi matin au prefet, les enseignants déclarent "D’autre part, Madina et ses frères, arrivés le 31 janvier 2006 dans notre établissement se sont montrés des élèves assidus et désireux de suivre les apprentissages malgré la question de langue française qui était nouvelle pour eux.. Ces élèves ne font preuve d’aucun problème de comportement et respectent le règlement intérieur de l’école."

LUNDI 3 JUILLET 2006 : deux fonctionnaires de la police Nationale sont venus dans l’école Georges Sand de Dole pour chercher la petite Madina (8 ans), cette fillette née en Tchétchénie qui a tant souffert du syndrome Tchetchène (syndrome de la guerre). Madina et toute la famille, la maman avec son bébé de deux mois et demi né à Dole, ainsi que le père et les deux autres enfants ont été conduits au centre de rétention de Lyon. Ils devaient être expulsés le lendemain matin (mardi 4 juillet), mais le vol a été annulé en raison d’un problème technique.

vendredi 7 décembre 2007.

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