Thony NICOLAS a retrouvé les siens : Victoire d'une mobilisation !

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Thony NICOLAS a retrouvé les siens : Victoire d’une mobilisation !

 

Placé en rétention administrative dans les Pyrénées atlantiques après un contrôle au faciès dans la gare de Pau le 3 août dernier, Thony NICOLAS n’a pas été expulsé vers Haïti hier 17 août. Depuis cette date, la préfecture de Pau, le ministère de l’identité nationale, l’Elysée restaient sourds aux appels qui invoquaient, outre les principes d’humanité, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, notamment son article 3-1 : « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. »

 

L’intérêt supérieur d’Islande (11 ans et demi) et de Clara (2 ans), les enfants de Monsieur et Madame NICOLAS, auraient imposé que les autorités reviennent d’elles-mêmes sur leur projet. Les filles ne connaissent rien de Haïti. La première est arrivée en France à l’âge de deux mois, la seconde y est née. Monsieur BESSON, qui justifie l’expulsion d’enfants en prétextant vouloir maintenir l’unité familiale, ne trouvait rien à redire au démembrement de cette famille, comme des autres. L’objectif n’a rien de mystérieux : en expulsant le père, on espère obliger le reste de la famille à accepter un « retour volontaire », leitmotiv de la propagande de la politique du chiffre.

 

Monsieur Thony NICOLAS a donc été conduit vers un avion d’Air Caraïbes où sa place était réservée  ce lundi 17 au matin, à l’aéroport d’Orly, pour être expédié vers son pays d’origine via Pointe-à-pitre. Des militants du RESF et des élus, en présence de la presse, se sont retrouvés à l’embarquement pour expliquer la situation aux passagers, très majoritairement sensibles à l’injustice qui se préparait sous leurs yeux. Lorsque, devant les marches qui conduisaient à l’appareil, Monsieur NICOLAS a clamé son refus d’embarquer, le commandant de bord est descendu s’entretenir avec les policiers. Au lieu de le placer en garde-à-vue pour « refus d’embarquement », ceux-ci ont reconduit le parent d’élève vers le centre de rétention du Mesnil-Amelot. Les autorités envisageaient-elles de rééditer la tentative ?

 

Vers 16h30, la bonne nouvelle est tombée : Monsieur NICOLAS quittait, libre, le CRA du Mesnil-Amelot, muni d’une fiche l’enjoignant à se rapprocher de la préfecture pour y retirer son passeport. La voie est ouverte, nous y veillerons, à l’attribution d’un titre de séjour « vie privée et familiale » pour Monsieur et Madame NICOLAS. Le soir, Thony a enfin retrouvé les siens. Islande peut  préparer une rentrée plus sereine en classe de 5ème, au collège Daniel Féry de Limeil-Brévannes.

 

Une leçon s’impose : ce dénouement heureux est le seul produit de la mobilisation. Sans elle, l’ignominie se serait produite, une famille aurait été plongée dans le malheur, et le gouvernement continuerait d’afficher son autosatisfaction et son tableau de chasse. A l’approche du vingtième anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, cette petite victoire s’ajoute à tous les signes de résistance à la dislocation des familles qui n’ont pas de bon goût de relever de l’immigration « choisie ».


Voir à ce sujet :
 

FR3-Intervention du RESF sur l'expulsion de Tony Nicolas
mercredi 19 août 2009.

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