LE DROIT DE VIVRE EN FAMILLE et EN SECURITE
pour MAXIME, 18 ans, son frère DANIEL, 3 mois, et leurs parents
A l'heure où l'on commémore l'anniversaire de la mort de la journaliste russe Anna Politovskaia, assassinée pour avoir dénoncé les exactions russes en Tchétchénie ; alors que certains de nos élus locaux donnaient son nom à l'une des rues d'un de nos villages lorrains, la famille GORBONOSOV recevait l'Obligation de Quitter le Territoire Français sous un mois...
Pour avoir osé nouer des relations de bon voisinage avec une jeune femme tchétchène, Léna a été harcelée, arrêtée, enfermée humiliée et maltraitée... avant d'être relâchée dans un état que son fils aîné garde gravé dans ses cauchemars. Une fois de plus, en mai 2009, une convocation sommant Léna et son mari Genri de se présenter à la police, arrivait encore au domicile de ses beaux parents en Kabardino-Balkarie à Prokhladny, la petite ville dont ils sont originaires et où ils ont toujours vécu.
Maxime est né dans cette ville, il vient d'avoir 18 ans le 1er août 2009.
Il ne faut pas oublier que la petite république de Kabardino-Balkarie est située dans le Nord du Caucase, en Fédération Russe, une des poudrières du monde où règnent en maîtres les extrémistes tchétchènes et la police corrompue. La population toute entière est prise en otage de cette situation.
Ne pouvant plus supporter ce qu'on leur faisait subir dans leur pays, Genri, Lena et leur fils aîné sont arrivés en France en décembre 2006. Placés aussitôt en procédure prioritaire, leurs démarches de régularisation n'ont jamais abouti malgré les sérieuses menaces qui pèsent toujours sur eux. Les derniers temps passés dans son pays, Maxime ne pouvait plus fréquenter l'école : la situation de ses parents était devenue trop grave, les pressions qu'ils subissaient faisaient courir un risque trop élevé sur lui et il restait enfermé chez ses grands parents. Malgré cela, depuis son arrivée à Metz et au prix d'efforts constants, il a progressé au collège ; sa volonté de s'intégrer est encore présente auprès de tous ceux qui l'ont côtoyé, que ce soit dans le club sportif où il est inscrit, que dans les différents organismes culturels qui l'ont régulièrement accueilli.
Début septembre, Maxime est entré avec bonheur à l'école hôtelière : son rêve ! Mais très vite, il a reçu un papier lui demandant de fournir des pièces impossibles à fournir pour lui, pour avoir une carte élève-étudiant ... et puis ses parents ont reçu l'OQTF ! Coup de grâce pour cette famille encore très éprouvée que leur demande de protection ne soit pas entendue ! Cette épée de Damoclès est insupportable pour Léna qui sait ce qu'elle risque, elle et sa famille.
Nous demandons à Monsieur le Préfet l'annulation de l'OQTF
et un Titre de Séjour Vie Privée et Familiale pour tous les quatre
afin qu'il soit mis fin au cauchemar vécu par cette famille.