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Le Télégramme : Ifremer. Un clandestin à bord du Pourquoi pas ?

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Le Télégramme : Ifremer. Un clandestin à bord du Pourquoi pas?

 

Lors d'une escale à Dakar, l'un des navires de recherche de la Genavir, a embarqué un clandestin nigérian qui a été livré aux autorités à Brest. L'homme aurait été employé à bord et payé, au mépris des règles.

En début de semaine, le retour de mission du Pourquoi pas?, l'une des unités vedettes de la Génavir, qui gère les bâtiments de recherche d'Ifremer, n'a guère suscité d'écho du côté du port de commerce. Etpourtant. À son arrivée, l'équipage comptait «un membre» de plus qu'au départ, un homme âgé d'une trentaine d'années, originaire de Lagos, au Nigeria.

Caché sous une bâche

Lors d'une escale à Dakar, fin août ou début septembre, il se serait subrepticement glissé à bord du navire avant de se cacher sous une bâche. C'est là qu'il a été découvert quelques jours plus tard. L'homme se serait rapidement montré agressif. Du coup, face à sa dangerosité potentielle, le commandant de bord a pris une décision inédite, celle «d'occuper» le récalcitrant le temps de la traversée. «Habituellement, lorsqu'un clandestin est découvert, il est consigné dans une cabine et passe son temps à regarder la télé», expliquait, hier, Claude Hervy, délégué CGT et membre du CHSCT. «Cette fois, ils l'ont utilisé à faire des travaux de peinture, rétribués qui plus est», précisait le représentant syndical. Le jeune Africain se serait ainsi vu promettre «une somme de 800 €» en contrepartie de son travail, mais surtout d'une attitude plus conciliante durant les 40 jours prévus pour la mission.

Payé une semaine

L'homme n'a pas, en fait, effectué la totalité de sa tâche. Informé par hasard le 7septembre, Claude Hervy s'est ému de la situation et a aussitôt alerté l'inspection du travail. «L'homme était employé sans contrat. Imaginez qu'il se soit blessé durant la traversée!». La direction de la Genavir a finalement demandé au commandant de mettre un terme à l'occupation du clandestin, prenant soin toutefois de garantir le versement de l'argent pour maintenir en quelque sorte la paix sociale à bord. Le Pourquoi pas? a tenté, lors de son trajet de retour, de déposer son encombrant passager au Portugal, mais les autorités du pays ont mis leur veto. L'équipage n'a donc pas eu d'autre choix que de cohabiter avec l'individu jusqu'à la pointe de Bretagne. Dès sa descente à quai, le clandestin a été pris en charge par la police aux frontières et hébergé provisoirement dans une chambre de l'hôtel des gens de mer. Il a été ensuite transféré dans un centre de rétention à Roissy d'où il devait être reconduit dans son pays.

  • Alain Coquil
lundi 12 octobre 2009.

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