
JUSTICE - Emile Van Lierde, le Belge qui avait monté une société de travail temporaire dans le secteur agricole pour fournir une main d'oeuvre bon marché à des viticulteurs du sud de la Gironde, a été condamné hier, à Bordeaux à deux ans de prison dont 18 mois avec sursis. Il exploitait des travailleurs marocains et les logeait dans des conditions indignes.
Il était poursuivi pour « prêt illicite de main d'oeuvre, travail dissimulé et emploi d'étranger ». Le procureur avait demandé le 7 septembre trois ans de prison dont deux avec sursis à l'encontre de cet homme qui dirigeait la société Agriganda, une entreprise de droit espagnol.
Emile Van Lierde qui ne s'était pas présenté lors de l'audience correctionnelle et qui était absent lors du délibéré, devra également indemniser six travailleurs marocains, parties civiles à ce procès. La plupart d'entre-eux avaient été recrutés à Huelva en Espagne et étaient rémunérés par Agriganda en dessous des taux légaux.
Chacun devrait recevoir autour de 2.200 euros de rappel de salaire ainsi que 1.000 euros de dommages-intérêts pour préjudice moral et 1.000 euros pour travail dissimulé.
Un viticulteur de la région de La Réole (Gironde), qui avait été l'employeur d'Emile Van Lierde avant que celui-ci ne fonde sa société, a également été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir employé des saisonniers par l'intermédiare d'Agriganda.
Une quinzaine de petits propriétaires, ayant eu recours de façon occasionnelle à la main d'oeuvre de la société espagnole, ont été relaxés.
(Source AFP)
Voir à ce sujet :
Presse Océan : Les vignes, terres d’asile
