La place de M. Mahoua n’est pas en prison !
M. Edmond-Mathurin MAHOUA, 39 ans, de nationalité congolaise, en France depuis 9 ans aurait dû retrouver jeudi 15 octobre sa liberté et ses filles, Kadilou 7 ans et Naomi 2 ans, mais la justice en a décidé autrement. Sa rétention administrative avait en effet pris fin ce jeudi 15 octobre à 15 heures, il est à l’heure actuelle en garde-à-vue et risque une condamnation pour, désespéré d’être expulsé vers un pays en crise, s’être volontairement fracassé le crâne.
Le Réseau Éducation Sans Frontières était présent à l’aéroport de Marignane mercredi 14 octobre dès 5 heures du matin pour alerter les passagers d’un vol qu’il devait être contraint de prendre à destination du Congo. Nous ne savions pas que la veille, tenaillé par le désespoir, M. Mahoua s’était tapé la tête contre les murs si violemment que, vomissant du sang, il a été jugé intransportable par le médecin du centre de rétention. Il devait être libéré ce jeudi 15 octobre à 15 heures, fin de la période de rétention maximale de 32 jours.
Mais l’acharnement administratif et policier n’a pas de limites !
Au lieu de sortir librement du CRA de Marseille, de pouvoir aller se faire soigner à l’hôpital, M. Mahoua a été mis en garde-à-vue dans les locaux de la PAF (Police Aux Frontières) en attendant d’être jugé en comparution immédiate aujourd’hui, vendredi 16 octobre à 17h au Tribunal de Grande Instance, pour entrave à l'expulsion.
Il risque plusieurs mois de prison. Et dès sa sortie de prison, on essaiera à nouveau de l’expulser !
Que cesse cet acharnement inacceptable ! Ce n'est pas un crime d'essayer de rester là où l'on a construit sa vie.
L'inhumanité devrait avoir des limites !
RESF 13 demande la libération immédiate de M. Mahoua !
APPEL À RASSEMBLEMENT CE VENDREDI 16 OCTOBRE à 17 heures
Tribunal de Grande Instance de Marseille 11ème chambre du TGI, rue Emile Pollack
Contact : resf13@no-log.org - 06 31 32 48 65