
« On fait ce qu'on peut avec le temps qu'on a, lance une institutrice. On voudrait donner un coup de projecteur sur cette famille, la sortir de l'anonymat. On voudrait sensibiliser les associations, les élus, nous avons interpellé M. Bouillé pour qu'il interpelle à son tour le préfet. Nous sommes les premiers en contact avec ces familles, à reconnaître leur degré d'intégration avec une
En 2007, Mohamed Tahrat, amené en centre de rétention à Sète, sort « avec une promesse d'un titre de séjour. Alors qu'il est hautement qualifié dans le domaine de la couverture d e toiture, il pourrait monter son entreprise mais attend toujours ce titre. » Selon son avocate, Sophie Mazaz, « on lui a refusé le titre de séjour sous prétexte qu'il n'a pas la bonne nationalité. » Difficile par exemple pour l'avocate de faire valoir la régularisation exceptionnelle par le travail des gens compétents dans des domaines où il manque de la main-d'oeuvre en France (circulaire janvier 2008), « Algériens et Tunisiens sont deux nationalités exclues a priori du dispositif du fait d'accords bilatéraux. » Circulaire contestée par la Cimade, notamment, puisqu'elle « fait fi des droits fondamentaux, au premier rang desquels le droit à une vie privée et familiale. » Ils sont nés quelque part... en Algérie..., menacés d'expulsion en France. Dans l'attente du recours contentieux engagé ( l'avocate a aussi déposé une demande de recours gracieux en préfecture ) et qui passera devant le tribunal administratif le 6 novembre.
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