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Ouest-France (Cholet) : Demandeurs d'asile : un casse-tête interminable

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(Cholet) : Demandeurs d'asile : un casse-tête interminable

 
Rue de la Roë à Angers, les demandeurs d'asile savent qu'ils vont devoir quitter très prochainement leur squat.
Rue de la Roë à Angers, les demandeurs d'asile savent qu'ils vont devoir quitter très prochainement leur squat.

La suspension des domiciliations n'empêche pas l'afflux des demandeurs d'asile à Angers, malgré la régionalisation.

« La police est passée en fin de semaine dernière. On nous a dit qu'il fallait quitter les lieux immédiatement ». Les demandeurs d'asile qui occupent le squat de la rue de la Roë, au coeur du centre-ville d'Angers, sont inquiets. La perspective de se retrouver une nouvelle fois à la rue effraie ces migrants qui peinent déjà à s'y retrouver dans les démarches administratives.

Réquisitionnée depuis le mois de juillet, la maison qui borde le chantier du tramway abrite encore illégalement près d'une trentaine de personnes. Le second squat qui avait été ouvert peu de temps après, face au lycée Jean-Moulin, sature lui aussi de son côté. « Il y a des familles jusque dans le grenier », rapporte Pierre-Jean, l'un des membres actifs du réseau d'aide aux demandeurs d'asile.

Coïncidence ou pas, un nouveau lieu vient d'être investi. D'anciens logements de fonction de l'ex-école des Grandes-Maulévries, propriété de la ville. Là-bas, les demandeurs d'asile ont trouvé la porte ouverte, alors même que l'expulsion du squat de la rue de la Roë, appartenant aussi à la ville, est imminente. Faut-il y voir une invitation à quitter la rue de la Roë ? Un arrangement à l'amiable afin d'éviter une intervention des forces de l'ordre, redoutée par la mairie ?

« Il est humainement impossible de laisser ces personnes à la rue », reconnaît l'adjointe au maire, Rose-Marie Véron, dans le magazine municipal. Car la suspension, par la préfecture, des domiciliations dans le département, n'empêche pas l'afflux des demandeurs d'asile. « Il en arrive tous les jours », assure Pierre-Jean. Même si cela ne relève pas de sa compétence, la ville se retrouve alors, malgré elle, à gérer ces sans domicile fixe venant du Soudan, d'Érythrée ou de Somalie.

Ils seraient actuellement plus d'une centaine à avoir trouvé refuge dans les squats à Angers.

Faute de mieux, des particuliers refusant de laisser les demandeurs d'asile à la rue, fournissent à tour de bras leurs adresses personnelles en guise de domiciliations. Une condition indispensable pour démarrer les démarches... à Nantes ! Car depuis peu, c'est là-bas que s'effectue l'enregistrement de tous les demandeurs d'asile des Pays de la Loire.

Allers et retours interminables

Le système vise à une meilleure répartition dans l'ensemble des départements. Mais l'Aptira (Association pour la promotion et l'intégration dans la région d'Angers) pointe du doigt un problème de fonctionnement : « Les moyens mis en oeuvre ne sont pas suffisants. » Et d'ajouter : « Les premiers mois ont été catastrophiques. »

Pour obtenir et renouveler leur autorisation provisoire de séjour et autre allocation temporaire d'attente, les demandeurs d'asile sont donc contraints de multiplier les allers-et-retours Angers - Nantes. Quand ils le peuvent... « On les envoie là-bas sans leur donner les moyens d'y aller. » Djallel, Yassir, Mustapha, Adam et leurs autres compagnons de fortune finissent par s'y perdre dans leurs démarches. Mais qui ne le serait pas...

 
Ouest-France
mercredi 28 octobre 2009.

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