“ Les états signent la convention, c’est que des mots pour faire joli !”.... Meriem (12 ans).
On aimerait pouvoir lui dire qu’elle a tort.
Gayané va à la crèche. C’est une petite fille dont les yeux pétillent de malice et de curiosité. ... Mais qui comme n’importe quelle petite fille a besoin de son père, de sa mère.
Du haut de ses quelques mois, cette petite fille a déjà largement vécu son taf de galère : peur et angoisse des parents d’une arrestation, de ne pas ou savoir dormir ...
Gayané est née en France à Lyon. Elle aura 2 ans le 29 novembre 2009 quelques jours après le 20ème anniversaire de la déclaration des droits de l’enfant.
Le 28 octobre elle a vu son père disparaitre
Pourra-t-elle fêter son 2ème anniversaire avec lui?
Et pourtant :
« Les États parties veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l’intérêt supérieur de l’enfant. »
Convention internationale des droits de l’enfant (art.9)
Mr Besson n’a t-il par ailleurs pas déclaré en juin 2009 que « le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore un droit qui s’applique à toutes les familles, qu’elles soient ou non en situation irrégulière. »
Serguey et sa femme sont arméniens. Ils sont arrivés en France en mars 2007. Dès leur arrivée, ils ont fait une demande d'asile qui a été rejetée en février 2009. Ils ont, alors, reçu une Obligation à Quitter le Territoire (OQTF) confirmée au TA en juillet 2009.
Compte-tenu d’éléments nouveaux, une demande de réexamen de la demande d’asile a été envoyée le 27 avril 2009 et en l’absence de réponse renouvellée le 22 sept 2009.
Ils sont donc en France depuis 2 ans 1/2 et ont tissé des liens avec diverses personnes.
Sergey a travaillé pendant 18 mois dans une entreprise de maintenance. Il a payé des impôts.
Le 23 février 2009 Il déposait, avec la CGT, une demande de régularisation au titre du travail, auprès de la préfecture du Rhône. Cette demande est restée sans réponse.
Le 28 octobre il est arrêté en sortant d’une voiture devant le foyer où il logeait. Le 29, il était transféré au Centre de rétention de Lyon.
Une nouvelle demande d’asile a été déposée du centre de rétention avec des éléments nouveaux et sérieux.
Gayané attend son papa.
L'acharnement a démembrer les familles doit cesser.
Nous refusons que Gayané soit comdamnée à dire comme Meriem:
“ Les états signent la convention, c’est que des mots pour faire joli !”.