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Le Midi Libre (Montpellier) / Dix-neuf Afghans mènent bataille pour l'asile

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(Montpellier) / Dix-neuf Afghans mènent bataille pour l'asile

 

Ils n'ont évidemment pas oublié ce 22 septembre. Comme 98 de leurs compagnons d'infortune, quarante Afghans étaient expulsés de la fameuse "jungle" de Calais, avant de prendre la destination du centre de rétention de Nîmes, dans des conditions qui n'ont peut-être pas fini de faire débat : pieds nus pour bon nombre d'entre eux, puis attachés deux par deux, même pour manger, tout au long du voyage vers le Sud. « De la manière dont est arrivée la police, ce fut la panique. » Avant d'être... libérés par le juge des libertés et de la détention.

Depuis, dix-neuf d'entre eux sont hébergés dans le Gard par un réseau solidaire. Épaulés notamment par la Cimade et l'association des Afghans de Montpellier, ils multiplient les démarches afin de déposer une demande d'asile. Avec pour interlocuteur la préfecture de région. D'où leur présence, hier, à Montpellier, à l'occasion d'une conférence au cours de laquelle Jean-Paul Nunez, l'infatigable et accrocheur représentant de la Cimade, a monté le ton : « Nous demandons une régularisation sans conditions. Ces gens qui veulent rester ici dignement ont même droit à une réparation. » Et de dénoncer l'attitude préfectorale qui a choisi de mettre en branle des procédures dites "prioritaires", nettement plus expéditives que la procédure normale. « Contrairement à ce qu'a, par exemple, fait le préfet de Rhône-Alpes. » Du coup, Jean-Paul Nunez parle, dans les jours qui viennent, d'une mobilisation citoyenne, « humaine, grâce à des pétitions et des manifestations ». Mais aussi d'une « bataille juridique » . Du travail en perspective pour le tribunal administratif montpelliérain.

Hier, il fut également question d'un gâchis humain : « Il y a d'autres alternatives pour ces gens qu'un retour dans une "jungle" ou la perspective d'être exploités en Grande-Bretagne. Après trente ans de guerre, ils ont besoin de formation. Pourquoi ne pas l'organiser en France, pays des droits de l'homme ? » En attendant, chacun est invité à se présenter en préfecture entre le 6 et le 12 novembre. L'attente va être longue.

M. MARGUIER

 


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mercredi 4 novembre 2009.

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