

Au Cameroun, l'homosexualité est passible d'un à cinq ans d'emprisonnement. (Sipa)
Dans le même CRA se trouve aussi un Chinois de 37 ans, diplômé de lettres françaises et de gestion des entreprises à l'université de Nantes. Professeur de chinois, il vit en couple avec un Français depuis huit ans en banlieue parisienne.
Après un séjour en situation régulière comme étudiant, il n'a pas eu de titre de séjour "salarié" malgré un emploi en CDI et le soutien de son employeur. Il a dû basculer dans la clandestinité pour rester en France, expliquent les associations.
Les associations demandent la libération des deux hommes afin que la demande d'asile déposée par le premier puisse être instruite d'urgence et que le second puisse demander sa régularisation en tant que conjoint d'un Français et avec la preuve de plus de 10 ans de résidence sur le territoire.
(Nouvelobs.com)
Voir à ce sujet :
(Pau) : L’homosexualité du sans-papiers
projection jeudi 12 novembre d'un documentaire sur la situation des homosexuels au Cameroun.
FILM : Céline Metzger, "Cameroun : Sortir du Nkuta" + rencontre avec la réalisatrice le 12 nov . 2009 au Ciné Action Christine, Paris 6ème
Production: Les films du Balibari, avec la participation de France ô, RFO et du CNC.
52 minutes – en français.
« Il n’y a pas d’homosexuels au Cameroun! » Pénalisée depuis 1972, l’homosexualité est plus qu’un tabou au Cameroun, elle est punie de cinq ans d’emprisonnement. En 2006, une liste de notables connus pour leur homosexualité est diffusée dans les journaux du pays. Coup de tonnerre et crise à double tranchant: il est enfin possible de prononcer le mot « homosexuel » ouvertement mais la répression demeure violente. Le documentaire revient
sur les répercussions de cette criminalisation sur la communauté gay et lesbienne.
La réalisatrice suit Alice N’Kom, avocate militante qui se bat juridiquement depuis des années pour le respect des libertés fondamentales dans son pays et qui défend puissamment la cause des homosexuels à l’instar de Muriel et Elvis, des « petites gens ». Car si cette liste accuse la haute société camerounaise, ce sont bien eux qui pâtissent des conséquences de cette stigmatisation.
Suivi d'un débat en présence de la réalisatrice et de Jean-louis Rougeron, responsable de la commission LGBT d'Amnesty International France (sous réserve)
Rendez-vous le 12 novembre 2009 à 20h30
au Cinéma Action Christine, 4 rue Christine, 75006 - Paris
Métro : Saint-Michel ou Odéon
Tarif plein: 6€
Tarif réduit: 4.5€