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Francine Blanche (G) et Raymond Chauveau de la CGT montrent les dossiers sur des travailleurs sans-papiers demandant à être régulariser, le 26 octobre 2009 à Paris |
MASSY — "Le mouvement de grève entamé il y a un mois par les travailleurs sans papiers doit tenir bon pour obliger le gouvernement à revenir à la table des négociations", a déclaré samedi le délégué CGT, Raymond Chauveau, lors d'une conférence de presse à Massy (Essonne).
Depuis le 12 octobre, plus de 5.000 travailleurs sans-papiers à travers toute la France et principalement en région parisienne se sont mis en grève pour réclamer la régularisation de leur situation, selon la CGT.
"On travaille ici alors on veut rester ici", a confié à l'AFP Oumar, un travailleur sans papier sénégalais installé depuis six ans en France, lors d'une réunion à la Cimade de Massy, un lieu d'hébergement pour les réfugiés politiques qui n'accueille cependant aucun sans-papier.
"On paie des impôts, on a des fiches de paie comme n'importe quel travailleur, il n'y a pas de raison qu'on n'ait pas les mêmes droits", a-t-il ajouté.
Pour Jérôme Martinez, délégué régional de la Cimade Île-de-France, "il faut faire plier le ministre de l'Immigration, Eric Besson, pour aboutir à la rédaction d'un vrai texte, d'une mesure de justice et d'égalité pour que tous les sans-papiers qui travaillent obtiennent leur régularisation".
Les cinq organisations syndicales engagées dans ce mouvement doivent rencontrer le ministre du Travail, Xavier Darcos, le 26 novembre, a précisé Raymond Chauveau.