« J'avais un emploi, je paye un loyer, des factures d'électricité et je cotise. Mais, aux yeux de l'Etat, je n'existe pas. En revanche, lors des contrôles, là j'existe. » A l'instar de Jean*, camerounais, les sans-papiers sont nombreux à travailler en Gironde (ils seraient 100 000 en France). Une situation dénoncée par l'Association de solidarité avec les travailleurs immigrés (Asti), alors que dans le pays, plus de 5 000 salariés en attente d'un titre de séjour sont en grève depuis six semaines. Soutenue par les élus girondins Noël Mamère (Verts), Michèle Delaunay (PS) et Natalie Victor-Retali (PCF), l'Asti demande leur reconnaissance. « Depuis cet été, sur quarante-quatre demandes de régularisation, nous n'en avons obtenu que quinze, dont neuf par le travail.
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lundi 30 novembre 2009.