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Rouen : Travailler sans papiers

Ils exercent dans le bâtiment, la restauration ou le secteur de l’aide à la personne, mais dans l’illégalité.
 

Une fois n'est pas coutume, ils sont sortis de l'ombre. Eux, ce sont des travailleurs sans papiers. Jeudi 21 janvier, certains ont décidé de sortir de l'anonymat en allant exposer leur situation à la chambre de commerce et d'industrie, avec les syndicalistes de la CGT.
Ils y ont déposé une déclaration demandant une nouvelle circulaire sur la régularisation, mais aussi « une liste avec les noms de ceux qui ont décidé de passer à l'action, mais savent qu'ils courent un risque », précise Pierre Louvard responsable de la commission travailleur sans-papiers de la CGT. Certains d'entre eux ont témoigné auprès des élus consulaires, qui ont écouté avec diligence.

« Je paie mes impôts »
Cheikou a exercé dans la restauration depuis son arrivée en France en 2005. Tout se passait bien jusqu'à ce que son patron apprenne qu'il était sans papiers. Plutôt que de l'aider à être régularisé, il l'a licencié. Un choix que font certaines entreprises locales et nationales. Une situation banale et pourtant terrible.
Certaines sociétés, elles, ne savent pas ou préfèrent ne pas savoir si leurs salariés sont en situation régulière ou non. D'autres sont prêtes à faire avancer les choses et à se mobiliser. Souvent, les choses commencent à bouger lorsqu'il y a plusieurs employés sans papiers dans la même entreprise, mais c'est une chose rare dans la région.
Karim œuvre dans le bâtiment depuis 2003. Cela fait maintenant sept ans qu'il est en France et qu'il travaille. « Je suis en CDI, je parle français, je paie mes impôts, je déclare mes revenus comme tout le monde. Je ne demande rien de plus qu'une régularisation et vivre comme tous les autres citoyens », explique-t-il.
Il a fait une demande de régularisation il y a plus d'un an, elle a été rejetée. Depuis, plus rien, pas de nouvelles. C'est l'attente.

Stéphanie Ferrère

dimanche 24 janvier 2010.

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