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L'Humanité / Haïti. La détresse du lycéen Mondel

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Haïti. La détresse du lycéen Mondel

 
Un jeune sans-papiers haïtien, vivant en France, nous livre son témoignage.

Quinze jours après le séisme qui a ravagé Haïti, Mondel, un sans-papiers haïtien de vingt-deux ans vivant en France et qui a participé hier à la fabrication de l’Humanité avec nous, n’a toujours pas de nouvelles de sa famille qui réside sur l’île de la Gonâve, en face de Port-au-Prince. « Mes parents ainsi que mes deux frères et deux sœurs sont injoignables. Même si le séisme a détruit totalement Port-au-Prince, des villes de province ont également subi la secousse », explique-t-il avant d’ajouter  : « Les catastrophes naturelles, les ouragans, les inondations ont trop souvent frappé Haïti. » Tout cela à cause d’une pauvreté extrême, qui conduit précisément les jeunes à s’expatrier.

« Il y a sept ans, j’ai décidé d’aller vivre en Guadeloupe, chez ma tante. J’y ai passé un BEP de plomberie puis je me suis orienté vers un baccalauréat professionnel. J’avais pris contact avec une école de BTS en alternance à Rennes avant de passer mon baccalauréat. Elle m’avait accepté à condition que j’obtienne mon diplôme. Mais malheureusement, j’ai raté mes examens d’un point », poursuit Mondel.

« Je suis quand même venu en France, chez mon oncle, à Palaiseau (91), car j’avais vu sur Internet que je pouvais passer mon BTS sans baccalauréat. Mais finalement, ce n’était pas possible. J’ai alors décidé de redoubler ma terminale. En Guadeloupe, j’avais un récépissé de trois mois qui a été renouvelé cinq fois. Le dernier fut renouvelé en juin 2009. En juillet, je suis donc venu en France et j’ai reçu un courrier de Guadeloupe disant qu’il m’était retiré avec pour seul motif le fait que je ne vivais pas avec mes parents », détaille le jeune homme. Depuis quatre mois, il n’est plus autorisé à rester sur le sol français. Mondel ne savait pas que l’expulsion des sans-papiers haïtiens avait été suspendue par la France après le séisme. Il compte passer le bac en juin. « J’aimerais pouvoir faire un BTS en alternance. Mais cela sous-entend un statut d’étudiant salarié. Et sans papiers, je ne peux rien faire… »

Inès El Laboudy

mardi 26 janvier 2010.

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