Interpellées la veille à la suite d'une convocation en préfecture, elles ont pu quitter le centre de rétention administratif hier : «Merci, merci ! La France est vraiment une démocratie », s'exclamait Assia, hier, à la sortie du tribunal. Cette ressortissante russe d'origine ingouche était pressée d'aller retrouver ses deux filles, Tamara, 20 ans et Laura, 18 ans, qui venaient de quitter la salle d'audience, menottées dans le dos. Dans quelques minutes, les deux jeunes filles allaient retrouver la liberté après une nuit passée au centre de rétention administratif. Le juge des libertés et de la détention avait, en effet, rejeté, quelques instants plus tôt, la requête de la préfecture qui demandait leur maintien en rétention pendant quinze jours.
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samedi 30 janvier 2010.