C'est sans précédent. Guy Verhofstadt, ancien premier ministre belge et président du groupe libéral au Parlement européen, saute à pieds joints dans la politique intérieure française. Pour démolir à l'artillerie lourde le «débat» sur l'identité nationale. Le tout, sur un ton d'une violence inhabituelle. Guy Verhofstadt est un poids lourd de la scène européenne. Pas seulement parce qu'il fut premier ministre belge de 1999 à 2008, un record dans ce pays habitué à la valse des gouvernements. Mais parce que son nom est régulièrement cité dès qu'un poste important au niveau européen est à pourvoir. Ce fut le cas en 2004, lorsqu'il fut pressenti pour succéder à Romano Prodi à la présidence de la commission, ce fut encore le cas à l'automne dernier pour prendre la «présidence stable» du conseil européen, fonction prévue par le Traité de Lisbonne.
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vendredi 12 février 2010.