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L'Humanité : Aquitaine. Le jour où Isabelle a choisi

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Aquitaine. Le jour où Isabelle a choisi

Isabelle Larrouy, militante de RESF, a accepté de figurer en tête de liste du Front de gauche dans les Pyrénées-Atlantiques.

 
source : L’Humanité

Après mûre réflexion. Isabelle Larrouy enseigne le français dans une structure d’accueil d’élèves non francophones au collège Jeanne-d’Albret de Pau. Militante de Réseau Éducation sans frontières, elle défend sans relâche les familles des demandeurs du droit d’asile, pourchassées sans état d’âme par un préfet zélé. Quand le communiste Olivier Dartigolles lui a proposé d’être en tête de la liste du Front de gauche dans les Pyrénées-Atlantiques, Isabelle a longuement réfléchi, « plusieurs semaines », dit-elle, avant d’accepter. « Je me bats pour rassembler les citoyens, nous devons nous battre tous ensemble contre cette déshumanisation de la société. La défense des enfants, des jeunes motive mon engagement à RESF. Je ne suis pas une politique mais à un moment, je veux que les électeurs comprennent qu’il faut s’appuyer sur la politique pour faire avancer les idées. » Cette femme opiniâtre, par ailleurs syndicaliste au Snes, qui a découvert la situation inacceptable des familles chassées de leur pays, venues se réfugier en France – « Je n’en connaissais rien avant, je vivais dans un monde tranquille » –, n’avait jamais pensé franchir le pas de l’engagement politique. Pourquoi le Front de gauche  ?

La personnalité d’Olivier Dartigolles, qui défend son combat, « un homme honnête, intègre », et la rencontre avec un mouvement politique qui ne fait pas que des discours  : « Nous voulons battre la droite mais aussi proposer une autre politique, redistribuer les richesses, faire en sorte que les gens n’aient plus besoin de quitter leur pays. » Une fois la décision prise, il fallait l’assumer. Pas simple car, au début, elle ne souhaitait pas siéger au conseil régional si elle est élue. « Beaucoup de gens n’ont pas compris cette attitude. Si je regrette la personnalisation du monde politique, je ne suis pas non plus naïve. Finalement s’il faut y aller, j’irai, je siégerai si je suis élue. » Malgré le déchirement entre deux engagements (trois avec l’engagement syndical), son action pour RESF risque-t-elle d’être amputée ou bien l’élection est-elle de nature à l’amplifier, à obliger les hommes politiques à la soutenir, à la prendre en compte  ? Isabelle a choisi, en son âme et conscience. Quand elle le confie avec émotion au micro, face au millier de personnes venues assister au meeting de Bordeaux, jeudi dernier, qu’elle raconte la situation scandaleuse de deux jeunes étudiantes comoriennes de la faculté de Pau, toujours sous la menace d’une obligation de quitter le territoire, la résolution d’Isabelle ne fait plus de doute.

Jacques Moran

mercredi 24 février 2010.

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