A Nîmes, lundi 22 février, un père de famille a été arrêté près de son domicile lors d’un contrôle d’identité. Il a été placé en garde à vue puis emmené au Centre de Rétention Administrative.
Monsieur LARLHID Hamid est arrivé en France en 2001. Depuis cette date il a toujours séjourné sur le territoire français. Il a rencontré sa compagne Madame BIYI Fadoua avec laquelle il vit maritalement depuis 2005. Fin 2006, ils ont eu un premier enfant Nasser actuellement scolarisé à Jean ZAY. Au mois d’avril 2009, la famille s’est agrandie avec l’arrivée d’une petite fille Nesrine.
Actuellement, Fadoua, titulaire d’une carte de résidente, travaille à temps partiel. Ils ont déposé une demande de regroupement familial mais les ressources du foyer ne sont pas tout à fait suffisantes. Les parents de Fadoua sont âgés, son père est handicapé. Hamid aide son beau père pour ses déplacements. C’est un soutien pour eux.
Le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) a décidé de remettre Hamid en liberté, se référant à l’article 8 de la Convention Européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales (CEDH). Il jugeait ainsi que la mesure d’éloignement prise à l’encontre d’Hamid portait une atteinte excessive à sa vie privée et familiale. Mais le parquet a fait appel de cette décision. Ce père de deux enfants fait l’objet d’un Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière (APRF) contre lequel son avocat a fait appel.
Vendredi 26 février, cet appel a été examiné par le Tribunal Administratif. Celui-ci a rejeté la requête en annulation de l’APRF. Le même jour, la cour d’appel a décidé de maintenir Hamid en rétention afin de permettre à l’administration d’accomplir les démarches en vue de procéder à son expulsion. Son petit garçon ne voulait pas rentrer à la maison sans son papa qu’il ne voyait plus depuis quatre jours.
Cette famille ne doit pas être démembrée, Hamid doit rester auprès de ses enfants dans l’intêret supérieur de ceux-ci comme le stipule la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) signée il y a vingt ans par la France.
Nous demandons la régularisation d’Hamid et qu’il soit autorisé à travailler pour assurer avec Fadoua l’existence de sa famille.
jeudi 4 mars 2010.