Mme Jacqueline MEUKE MEDOM a reçu de la Préfecture un avis d’expulsion qui prendra effet dans un mois. De ce fait, Mme MEUKE MEDOM et sa petite fille de 3 ans, née et scolarisée en France, se voient dans l’Obligation de Quitter le Territoire Français avant le 12 mars.
Mme Jacqueline MEUKE MEDOM, de nationalité camerounaise, est arrivée en France en octobre 2004. De mars à novembre 2009, elle a travaillé en tant qu’auxiliaire de puériculture au sein de la crèche Lumière à Lyon.
Dans un premier temps, elle exerçait cette profession sous le statut d étudiante puis, face à la pénurie de personnel, un CDI lui a été proposé.
Suite à la signature de ce contrat en date du 16 mars 2009, des démarches ont été engagées par Mme Jacqueline MEUKE MEDOM auprès de la Direction Départementale du Travail, de l Emploi et de la Formation Professionnelle du Rhône (D.D.T.E.F.P.) afin d'obtenir le statut de salariée. Le 4 aout 2009, cette demande a été refusée, ce qui a entraîné la suspension du contrat accompagnée d une interdiction de travailler.
Face à ce refus, Mme MEUKE MEDOM a saisi le Tribunal administratif de Lyon en septembre 2009 pour demander une suspension et une annulation de la décision de la D.D.T.E.F.P. La suspension a été rejetée. Cependant, à l heure actuelle le tribunal n a pas encore traité la demande d’annulation de la décision.
La directrice de la crèche Lumière, a également fait un recours gracieux auprès de la D.D.T.E.F.P, recours jugé irrecevable.
Le directeur de l Association de gestion dont dépend la crèche Lumière, a, à maintes reprises, exposé les difficultés qu’il rencontrait pour recruter de nouvelles personnes diplômées. Face à la pénurie de candidature, il est contraint à avoir recours régulièrement à des remplaçantes pour la majorité non diplômées (personnes titulaires d un CAP Petite enfance).
Du fait de la qualification professionnelle ainsi que des compétences dont Mme MEUKE MEDOM a fait preuve, tant auprès du personnel et de la direction de la crèche qu’ auprès des parents et de leurs enfants, le directeur n'a pas hésité à la soutenir dans ses nombreuses démarches en s'engageant par écrit à l'embaucher dès que sa situation sera régularisée. Parallèlement à cette promesse, il a adressé un courrier au Ministère de l'Immigration et de l'Intégration le 5 novembre 2009. Dans ce courrier, il expose les difficultés qu’il rencontre pour recruter du personnel qualifié depuis fin aout 2009.
Le Ministère de l’Immigration lui a répondu le vendredi 12 février, courrier dans lequel il confirme la décision de refus d'accorder une autorisation de travail prise par la D.D.T.E.F.P. Il justifie sa décision en argumentant que la situation actuelle du marché de l'emploi est défavorable à l admission d un nouveau travailleur en qualité d'auxiliaire de puériculture, se basant sur des statistiques qui recenseraient 4320 demandes pour 1015 offres pour ce qui concerne le département du Rhône.
Le même jour, Mme Jacqueline MEUKE MEDOM a reçu de la Préfecture un avis d expulsion qui prendra effet dans un mois. De ce fait, Mme MEUKE MEDOM et sa petite fille de 3 ans, née et scolarisée en France, se voient dans l'Obligation de Quitter le Territoire Français avant le 12 mars.
La mère et l'enfant se retrouvent dans une situation de grande précarité car les quelques aides financières qui ont été allouées à Mme MEUKE MEDOM ont été suspendues suite au refus de la D.D.T.E.F.P..
Dans ce contexte Mme MEUKE MEDOM ne peut plus assurer le quotidien : alimentation, loyer, facture d'électricité...)
Nous, parents de jeunes enfants fréquentant la crèche Lumière où travaillait Mme MEUKE MEDOM, et membres du personnel de cette même structure d'accueil, sommes indignés par la décision de la D.D.T.E.F.P. et par toutes les conséquences sociales, administratives et financières qu’elle a engendrées.
Tout comme le directeur, nous avons su estimer à leurs justes valeurs les compétences professionnelles et relationnelles de Mme MEUKE MEDOM, qui a toujours été à notre écoute, a veillé avec soin au bien-être de nos enfants et s est toujours montrée disponible.
Ce n'est qu’au moment où Mme MEUKE MEDOM nous a annoncé son départ que nous avons eu connaissance de ses difficultés administratives, difficultés qui n ont à aucun moment affecté la qualité de son accueil.
Mme MEUKE MEDOM a toujours su rester agréable et souriante.
Nous souhaitons vivement le retour de Mme MEUKE MEDOM à la crèche Lumière, afin de rétablir un équilibre au sein de l'équipe et de pouvoir à nouveau accueillir nos enfants dans des conditions optimales. C est pourquoi, nous nous réunissons tous aujourd’hui par le biais de cette pétition afin de contester cette décision et prions le Ministère de l’immigration de bien vouloir reconsidérer cette dernière que nous jugeons irrecevable.
mardi 16 mars 2010.