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Numéro lambda : (Congo) La biométrie tue

 

Branly, mort à 21 ans à Abidjan

Ça peut paraître provocateur, et pourtant non. La frénésie sécuritaire vient de faire, par ricochet, une vrai victime humaine: Branly Nsingi, un Congolais de 21 ans résidant en France, parti en vacances en Côte d’Ivoire au début de l’année. Il est décédé d’une crise cardiaque le 28 janvier 2010.

Au moment de prendre son vol de retour, à l’aéroport Houphët-Boigny d’Abidjan, impossible de partir. On lui rétorque que son passeport n’est pas «biométrique» et qu’il faut refaire ses papiers. Son passeport était pourtant valide jusqu’en… 2011. Il a pourtant quitté Paris avec. Mais ne rentrera jamais. Le Congo-Kinshasa, comme la plupart des pays, oblige désormais ses ressortissants à utiliser ces petites merveilles lors de tout séjour à l’étranger. Branly, raconte l’une de ses soeurs interrogée par Congolive.com, était tombé malade un peu avant son retour en France. Mais le temps a joué contre lui. Il aurait fallu 15 jours pour refaire son passeport. Il aurait sans doute pu rentrer à temps pour se soigner chez lui, en France. Il est décédé à son arrivée à l’hôpital d’Abidjan, sans pouvoir être ausculté. Le 28 mars, il aurait eu 22 ans. Depuis qu’il réside en France, c’est la première fois qu’il partait en Afrique. Une manifestation de soutien à sa famille était organisée la semaine dernière à Paris par des associations congolaises.

 
 

http://congovideos.com/component/option,com_seyret/Itemid,94/task,videodirectlink/id,7680/

lundi 15 mars 2010.

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