
Hier soir, une centaine des personnes se sont rassemblées devant la préfecture pour demander son retour : des professeurs de l'université, des étudiants, des membres du réseau Éducation sans frontières et du comité de soutien aux sans-papiers.
Une délégation a été reçue par le directeur de l'immigration et de l'identité nationale. « Il nous a laissé entendre que Sidi peut redemander un visa », se réjouit Sabrina Sebti, sa professeure d'anglais, par ailleurs chargée des étudiants étrangers à la fac de sciences.
L'émotion du doyen
« Tout ce qu'on veut, c'est que Sidi puisse revenir pour terminer son année et sa licence », ajoute Sonya Nour, responsable locale de l'Unef. C'est d'ailleurs la seule chose que demande l'étudiant, qui avait l'intention de retourner au pays à la fin de l'année scolaire.
Ainsi que sa famille, qui a mobilisé près de 60 000 € pour assurer son éducation, « dans l'espoir de voir un jour l'investissement porter son fruit ».
La préfecture rappelle que l'autorisation de séjour des étudiants étrangers est conditionnée par la réussite aux examens, la progression dans les études et l'assiduité aux cours. Et affirme que le caractère réel et sérieux des études de Sidi Ben Hamed Ould Zein n'était pas établi.
Ce que dément formellement le doyen de la faculté des sciences, Daniel Schaub, qui a tenté d'intervenir pour empêcher l'expulsion : « Sidi était l'un des étudiants les plus assidus de sa promotion », assure-t-il.
Claudine QUIBLIER