Ne laissons pas tomber les élèves, étudiants, anciens élèves
sans-papiers ! Ne laissons pas séparer les familles !
Ces jeunes sont dans la ligne de mire des préfectures. Voilà ce qui attend les élèves étrangers isolés au lendemain de leurs 18 ans : devenir des "sans papiers", à la merci du premier contrôle, encourir garde-à-vue, prison, expulsion, bannissement. Leur seul tort étant d’être arrivé en France après leur treizième année. Lorsqu’ils passent au travers des mailles, leur vie prend ici une couleur assez terrifiante : ils obtiennent très rarement des autorisations de travail. On leur reproche de ne pas avoir trouvé de contrat ou de promesse d'embauche. Et quand ils en trouvent, il se passe parfois des mois avant qu’ils n’obtiennent l'autorisation de travailler… qui arrive elle, trop tard ! Beaucoup sont privés de leurs droits fondamentaux, sans aucune possibilité de faire valoir leurs diplômes. L’enseignement qui leur a été délivré depuis des années est considéré comme nul et non-avenu.
Trop de familles voient aussi leur avenir sombrer brutalement. Tout à coup sommées de Quitter la France alors qu'elles étaient venues y chercher Refuge ; alors qu'elles ont commencé à se reconstruire, ont un travail, et que leurs enfants sont scolarisés. Alors qu'elles ont tissé des liens dans leur quartier, leur ville, et qu'elles font partie de notre société au quotidien. Nous aussi, sommes frappés par ces décisions qui viennent de lois injustes et créent des situations de souffrance inacceptables dans un état qui se veut "pays des Droits de l'Homme". Des pères sont arrêtés jusque devant l'école de leurs enfants, enfermés au CRA de Metz Queuleu pour être expulsés en laissant leurs famille dans le désarroi .
Tout cela s’appelle du harcèlement institutionnalisé
Ils ont commencé des études chez nous,
leur vie est celle de nos enfants, de tous nos élèves !
N'acceptons pas que leur jeunesse leur soit volée !
AUCUN ETRE HUMAIN N'EST ILLEGAL ! »
« CES JEUNES, CES FAMILLES SONT NOTRE AVENIR ! »