Ils sont nos élèves, les copains de nos enfants, le numéro 10 du club de foot. Rien ne les distingue des autres, en dehors de la peur qui les habite, celle d’être arraché au pays qui est devenu le leur, où parfois même ils sont nés.
Leurs parents sont ceux qu’on ne voit pas. Celui qui fait la plonge au restaurant, celle qui fait la chambre à l’hôtel, celui qui coule le béton, ceux qui font le ménage avant l’ouverture du bureau. Ils vivent pourtant dans ce pays. On les côtoie sans savoir qu’ils sont des sans papiers. Ceux que des générations de ministres de l’Intérieur se sont acharnés à prétendre responsables de tous les maux ou presque, du chômage, de la délinquance, de la violence, du mal des banlieues quand ce n’est pas du sida, du dérèglement climatique et de la canicule...
Pourtant, depuis quelques années, les choses changent. Dans les lycées, les collèges, les écoles, des élèves et des parents sans papiers se font connaître (...)
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