
Un sans-papiers angolais de 37 ans, Guilherme Hauka Azanga, pour lequel élus socialistes et associations se sont massivement mobilisés à Lyon, était mercredi soir "en cours de transfèrement en vue de son expulsion", a indiqué à l'AFP son avocat, Me Laurent Sabatier.
L'avocat a précisé "tenir l'information des services de la Préfecture" à Lyon.
Selon un communiqué de l'association Réseau éducation sans frontières (RESF), depuis mercredi "à 16h30, Guilherme ne répond plus au téléphone, il est probablement en cours d'expulsion. Il a été extrait du Centre de rétention administrative (CRA) à 15h50, et a sans doute été embarqué dans un avion qui a décollé de Bron à 17h10".
RESF redoute que M. Hauka Azanga ne soit mis mercredi soir dans un avion d'Air France qui part "de Roissy pour Luanda à 22H05" et indique que "des parents d'élèves sont en route pour Roissy afin d'être au départ de l'avion".
L'association indique également qu'à l'aéroport de Lyon-Bron, il y avait mercredi "une présence très forte et très inhabituelle de forces de police".
Une manifestation de protestation contre cette expulsion était prévue mercredi en fin d'après-midi devant l'hôtel de ville de Lyon.
M. Hauka Azanga est arrivé en France il y a huit ans, laissant en Angola sa première femme et leurs cinq enfants. Ses demandes d'asile ayant été rejetées, il avait été interpellé le 25 mars au domicile qu'il partage avec sa nouvelle compagne.
Il avait fait l'objet d'une reconduite à la frontière en janvier et purgé deux mois de prison pour refus d'embarquer. Conduit à l'aéroport à sa sortie de prison, le 18 mars, il avait été reconduit en France après une escale à Francfort, le pilote ayant refusé de décoller car il était entravé.
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ces derniers jours à Lyon pour demander sa régularisation et les députés PS du Rhône Jean-Louis Touraine et Pierre-Alain Muet ont apporté leur soutien.
