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Lyon. Forte mobilisation contre l’expulsion d’un père de famille, sans résultat

Des dizaines de parents d’élèves lyonnais se battent depuis une semaine contre l’expulsion de Guilherme Hauka Azanga, un père de famille sans-papiers, une mobilisation croissante mais sans influence pour l’instant sur la préfecture.
 

"La prise de conscience a été graduelle depuis l'interpellation" jeudi dernier de cet Angolais de 37 ans, sous les yeux de ses deux enfants et des deux enfants de sa compagne, explique à l'AFP Julien Delavernhe, un parent d'élève de l'école Gilbert-Dru, dans le 7e arrondissement de Lyon. Choqués par la scène à laquelle certains ont assisté, des parents avaient tenu une manifestation spontanée le jour même à l'école.

Deux jours plus tard, plusieurs centaines de personnes défilaient dans le centre-ville pour exiger la remise en liberté du sans-papiers, en France depuis huit ans. Après le placement de Guilherme Hauka Azanga en centre de rétention, où il se trouve toujours, des dizaines de parents ont entamé mardi l'occupation de l'école Gilbert-Dru en se relayant, y passant une partie de la nuit, avant de revenir le mercredi soir, cette fois, pour une nuit complète.

Jeudi, ils ont annoncé leur intention d'occuper de nouveau l'école jusqu'à vendredi, exigeant toujours, dans un communiqué, "la libération et la régularisation de Guilherme Hauka Azanga". "Il est connu dans le quartier, il amène tous les jours ses enfants à l'école. L'expulser, ça revient à détruire une famille", s'indigne Marc Bonny, un père d'élève, lors d'une "chaîne de solidarité" qui a réuni plus de deux cents personnes mardi soir devant la mairie de Lyon.

Les parents mobilisés soulignent tous l'extrême fragilité physique de la compagne de M. Hauka Azanga, une Congolaise en situation régulière, attestée par un certificat médical dont l'AFP a obtenu copie. "Si Guilherme est expulsé, l'assistante sociale de l'école nous a confirmé que les quatre enfants seront placés", s'alarme Annabelle Billaud, une mère d'élève. Interrogée sur ce dossier mercredi matin sur Europe 1, le ministre de l'Immigration Eric Besson a promis d'en parler au préfet du Rhône.

Dans l'après-midi, la préfecture maintenait sa position dans un communiqué, rappelant que toutes les demandes d'asile du sans-papiers avaient été rejetées. "Soit le préfet s'exprime au nom du ministre, ce qui est son rôle, soit la préfecture n'a pas envie de se faire doubler et de se laisser dicter sa conduite par des parents et des associations", analyse Me François Sabatier, l'avocat de M. Hauka Azanga. Pessimiste, il juge "peu probable que l'administration fasse un geste dans ce dossier".

"Je pense qu'on va à l'affrontement, qu'ils vont l'expulser et qu'on va à nouveau se retrouver devant le tribunal correctionnel, à discuter de peine de prison", estime-t-il. M. Hauka Azanga avait fait l'objet d'une reconduite à la frontière en janvier et purgé deux mois de prison ferme pour refus d'embarquer. Conduit à l'aéroport à sa sortie de prison, le 18 mars, il s'était enduit de matières fécales et avait été ramené en France après une escale à Francfort, le pilote refusant de décoller. La préfecture assure que "le centre familial" de M. Hauka Azanga est "de toute évidence" en Angola, "où résident son épouse et ses cinq enfants".


Voir aussi:

Campagne pour la régularisation de Guilherme HAUKA AZANGA

 

jeudi 8 avril 2010.

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